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samedi 20 avril 2019

Étape 17 : de Port-Blanc à Perros-Guirec (20 km) vendredi 19 avril 2019

 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
Les grandes marées continuent encore trois jours. À Perros-Guirec BM à 01:20 à 1 mètre, PM à 07:27 à 9,80 mètres coefficient 105 BM à 13:44 à 0,70 mètre puis PM à 19:53 à 9,80 mètres coefficient 107. Nous allons pouvoir marcher sur les plages élargies s’il y a du sable et en plus le temps est  beau. 
 
La vue sur l’oratoire de la sentinelle et la baie au petit matin est bien agréable. Hélas il va falloir démarrer notre parcours quotidien...
 
Nous faisons un petit crochet pour apercevoir la chapelle Notre-Dame, une chapelle à demi-enterrée, datant du XVIème siècle. 
A l’origine, La Chapelle de Port-Blanc n’était qu’une simple tour de guet construite au XIIème siècle ; elle servait à surveiller la baie du port de Saint Gildas.
    En 1492, les anglais investirent l’île de Saint-Gildas ; ils tentèrent une incursion sur le continent mais rebroussèrent chemin après avoir confondu des fougères avec des soldats.
    Suite à cet événement heureux, il fut décidé de construire une chapelle.
    La chapelle actuelle date donc du début du XVIème siècle. Elle réutilise la tour de guet comme sacristie et se singularise par sa configuration à demi enterrée.
 
L'île  des Femmes ou l'île aux Femmes (Gwragez en breton) fait partie de l’archipel comprenant l'Île Saint-Gildas, l'Île du Château-Neuf... Elle est située au nord-ouest de Port-Blanc. Elle se prolonge par un cordon de galets qui la relie, à marée basse, à la terre. 
De forme allongée, elle est essentiellement constituée de rochers et de quelques boisements de résineux. Selon la tradition populaire orale, l'île des Femmes tirerait son nom du fait que les femmes de goémoniers faisaient sécher le goémon sur cette île aisément accessible à marée basse. Au XIXème siècle l'île des Femmes servait de repère ouest pour entrer dans le havre de Port-Blanc. Elle a aussi servi de carrière.
 
 
Les petits chemins bordant les jardins et les talus murs sont fleuris et colorés. Ici, tout pousse !
 
 
 
 
 
 
En descendant vers la mer, nous longeons le Marais du Launay et plus loin le cordon de galets où se développe le chou marin.
 
 
 
 
Située à la limite de Trévou-Tréguignec et dans la continuité de la plage de Royau, la plage des Dunes se trouve dans un environnement préservé avec quelques petites dunes. La plage est surveillée en juillet et août. On trouve de nombreux petits ilots dont certains sont accessibles à marée basse. A noter que la baignade est possible à marée basse ou haute.
 
 
La plage du Royau se situe à la sortie de la station en prenant la direction de Port-Blanc. C’est une grande plage de sable qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres. A marais basse, plusieurs îlots sont accessibles à pied. La partie gauche est la plus intéressante pour se baigner, à droite on trouve beaucoup de rochers.
 
 
 
La plage de Trestel  est la principale plage de Trévou-Tréguignec  encaissée entre deux pointes. Située le long de la départementale, cette grande plage de sable s’étend sur 800 mètres et dispose d’une largeur importante. 
 
 
Située à l’ouest de la plage du Trestel, les plages aux Choux se trouvent au niveau de la pointe de Port le Goff. On trouve trois plages distinctes (certaines en galets et d’autres avec du sable). Elles sont peu fréquentées en été, sans doute à cause de la proximité de la plage du Trestel qui offre un confort plus élevé.
 
En jetant un regard en arrière, nous voyons le parcours déjà effectué. Une heure de marche produit une distance bien supérieure à celle de Saint-Malo ou de Paimpol !
 
D’ailleurs, un panneau nous incite à ne pas exagérer et de rester sous les 20 kilomètres par heure....
 
 
Nous longeons une succession de plages qui sont bien moins attirantes que la majorité que celles que nous avons vu jusqu’ic par contre elles sont presque toutes équipées de toilettes, ce qui est un vrai plus pour les randonneuses. La plage de Port Le Goff est mieux exposée au soleil de l’après-midi que ses cousines de plages aux choux, sur le versant nord-est de cette jolie presqu’île. La présence d’un port constitué essentiellement de mouillages et doté d’une petite maison des plaisanciers en fait un lieu complet : à côté des navigateurs qui aiment faire une halte ici, les baigneurs, les pêcheurs à pied ou à ligne...
 
Port L'Epine «  Pors Spern »  en breton, est situé à la pointe nord-est de la rade de Perros. Ce port naturel est dû à l'existence de la pointe qui limite l'extrémité Nord de la baie de Perros-Guirec, et surtout à un petit plateau de roc d'ailleurs peu élevé qui s'en détache normalement dans une direction parallèle à celle de la partie du rivage qu'il abrite. Quelques pêcheurs et dragueurs de sable coquilliers étaient attachés à ce port à la fin du XIXème siècle. Une cale rudimentaire formée de blocs concassés, réalisés par les pêcheurs eux-mêmes, permettait un accostage, cependant difficile par mer agitée. 
Une cale plus récente en béton avec une rampe d'accès en moellons de granite a été construite  ainsi qu'une promenade (avec un mur de soutènement en moellons de granite), que prolonge un enrochement en épi qui protége un camping. La tempête de mars 2008 a recouvert de galets la nouvelle cale. La dune a subi un net recul et le camping voisin a été innondé. Cette zone comme d’autres sont menacées, il est d’ailleurs surprenant que des constructions récentes aient été autorisées...
 
Un beau capitaine veille dans son sous-marin vert.
Des anciens chemins conduisent au sommet de la butte de Port L'Épine avec une vue magnifique sur la baie de Perros.  
 
Des vestiges d’un corps de garde ont été découverts sous les broussailles. La remise en état de ces vestiges qui s'avèrent être un corps de garde datant du XVIIème siècle avec en contrebas sa batterie côtière, tous deux mentionnés dans des archives est envisagée. Ce corps de garde a été construit un peu avant le XVIIème siècle, dans le but de surveiller la baie de Perros, et de la défendre contre les envahisseurs. 
 
 
 
La descente vers le village marin est agréable. C’est un ensemble de résidences qui se sont accaparées le littoral.
La descente se fait ensuite sous des pins maritimes pour retrouver le rivage en contourun camping.
 
 
 
 
Nous passons devant la plage de Porz-garo bien orientée pour la fin de journée. Le sable, les galets et les rochers alternent, mais également les algues séchées nous incitent à rester sur le chemin. Perros-Guirec se rapproche.
 
En arrivant sur la plage de Nantouar nous n’hésitons pas. À marée haute il serai difficile de circuler sur cette plage immense de plus de deux kilomètres à cause d’une bande de galets roulants. Mais la marée basse découvre de belles aires de sable dur propices à la marche tranquille. Nous observons la baie de Perros-Guirec, l’île Tomé, en face, et l’archipel des Sept-Îles plus loin au nord-ouest. 
 
La rade de Perros a été équipée à partir de 1860 des feux d´alignement de Nantouar, Kerjean, Kerprigent et du Colombier. Les bâtiments furent construits sur un même type, décliné en fonction de la hauteur de la tour. Un bâtiment, annexe ou accolé, comprenait les locaux d´habitation des gardiens.
Les travaux de construction débutèrent en 1859 et s'achevèrent en 1860. Il n'occasionnèrent aucune difficulté du fait de la situation à terre de la tourelle. Le feu de Nantouar balise la passe de l'Ouest en alignement avec le feu de Kerjean au 142°. 
 
La plage de Pen an Hent Nevez est la plage officielle de Louannec qui, contrairement à sa voisine Perros-Guirec, n’a pas tout misé sur le littoral. 
 
 
Dans cet univers de roches, de sable et de mer, nous traversons un ru qui est en fait un fleuve entouré d’une végétation luxuriante en contraste total avec les alentours.
 
Nous sommes à 3 heures de Port-Blanc mais les autres indications sont moins fiables, il s’agit des temps par les voies directes....
 
Bref, nous contournons un camping protégé par une digue renforcée récemment. Ce camping sera dévasté par la prochaine grosse tempête... Nous arrivons sur une piste cyclable qui longe la D6, une route très fréquentée. C’est l’accès direct à Perros-Guirec ! 
 
 
Perros Guirec  est située dans un site naturel protégé, au milieu d'un paysage insolite où la terre et la mer sont parsemées de rochers de granite rose aux formes qui semblent comme découpées par le vent.  La ville a deux emblèmes : le macareux, petit oiseau marin au bec coloré dont la plus grande colonie en France niche dans les Sept-Îles, et la fleur d'hortensia particulièrement présente dans la ville et les jardins des particuliers a ville comprend trois plages principales. Celle de Trestraou où nous passerons demain est ensoleillée. S'y trouvent le casino et le Palais des congrès, où ont souvent lieu des expositions. C'est de cette plage qu'on embarque pour visiter les Sept-Îles qui l'environnent, parmi lesquelles « l'Île aux Oiseaux » (l'Île Rouzic), inhabitée, mais où résident goélands et fous de Bassan. La plage de Trestrignel est davantage battue par les vents. Assez sauvage, ce qui fait son charme, elle est comme encaissée au bas d'une côte, et est bordée par la pointe du Château, promontoire rocheux du haut duquel on peut profiter d'une vue panoramique sur les îles, notamment sur l'île Tomé (qui ne fait pas partie des Sept-Îles). La plage de Saint-Guirec se situe quant à elle dans le bourg de Ploumanac'h, le long du sentier des douaniers que nous verrons également demain ; elle est donc une halte facile pour tout randonneur l'été. Face à elle sur la petite île de Costaérès se dresse le château de Costaérès.
 
  
 
Le port de Perros-Guirec était délimité en 1848, au sud par la jetée ou éperon de la Douane, longue de 55 mètres avec une cale large de 7 mètres, avec un quai en retour de 125 mètres et un terre-plein pour les goémoniers et sabliers, et au nord par la digue-jetée du Linkin, longue de 150 mètres et large de 6 mètres. En 1880, une digue circulaire rentrante délimitait le fond ouest du port, avec un chemin de ceinture, non accessible aux bateaux, mais uniquement aux charrois, et protégeait un bassin de chasse, équipé seulement en 1914 d'une vanne, mais non totalement étanche. C'est ce port à échouage dont héritèrent les élus de la commune en 1930, pour développer 40 ans plus tard un autre projet de bassin à flot pour la plaisance, réalisé en 1967.
Le port ressemble à une vaste piscine à débordement.
Deux bateaux se singularisent des autres et se trouvent à l’écart.
Située le long de l’avant-port de Perros-Guirec, la grève du Linkin sert surtout à l’embarquement. Les plaisanciers y déposent leur annexe, les kayakistes y partent en mer, les pêcheurs y entreposent parfois leurs casiers à homards. 
On y trouve aussi le port miniature et le musée 1939-1945.
 
Nous suivons la route côtière jusqu’à une bifurcation qui nous rapproche de la côte puis une deuxième descend vers  un centre de vacances pour enfants puis accède au rivage rocailleux. Le marquage rouge et blanc du GR est là bien visible, pas de doute le sentier est en pied de falaise.
 
Nous poursuivons notre marche technique donc lente et comme à la montagne après une barre rocheuse une deuxième apparaît.
 
Très décidée Christine décide de se rapprocher du rivage où la marche semble plus aisée...
 
J’en profite pour faire une photo minimaliste mais colorée 
 
Des pêcheurs à pied nous disent que le chemin était au-dessus et qu’il est possible de le rejoindre plus loin. Nous pénétrons dans le domaine du goémon vert et du goémon marron... 
 
Nous sortons de notre enfer minéral à «  Porz ar Gored » qui signifie «  port de la pêcherie » , c'est un toponyme que l'on trouve souvent sur cette côte nord bretonne. Profitant des roches existantes les habitants d’alors avaient complété l’existant pour en faire des pièges à poissons.
 
Le corps de garde de Costennou est constitué d'une petite tourelle cylindrique avec une charpente conique sous ardoises. La porte d'entrée est au nord et plusieurs ouvertures au sud, pour surveiller la mer et les côtes. Le site de Costennou fut équipé de deux batteries et d'un corps de garde vers 1780, dont il n'existe plus aujourd'hui que le corps de garde, situé dans le domaine privé et non accessible. 
 
Nous gagnons la pointe du Château toute proche pour bénéficier d’un superbe point de vue sur l’île Tomé.
 
La pointe du Château  est un éperon rocheux séparant l’anse de Perros de la baie de Trestrignel. Autrefois, cette pointe constituait une importante position stratégique pour la défense de la rade de Perros-Guirec. Ce belvédère permet d'apercevoir la pointe de Ploumanach à l'ouest, la réserve naturelle ornithologique des Sept-Iles au nord, et enfin Trestel et l'Ile Tomé à l'est.
 
Nous redescendons maintenant vers la plage de Trestrignel qui offre aux estivants une étendue de sable blanc et fin. Protégée des vents d’est et d’ouest, la plage de Trestrignel est entourée de la pointe du Château et de la pointe du Sphinx et elle est située à un kilomètre du centre-ville de Perros-Guirec...
 
Nous grimpons en face vers la pointe du Sphinx par la route, et nous bénéficions également d’un beau point de vue sur l’île Tomé
Mais aussi de l’autre côté vers Ploumanac’h et la côte de granite rose.
 
 
 
De là nous accédons à la rue principale de Perros Guirec, le boulevard Georges Clémenceau, on y trouve tous les magasins et des touristes bizarres qui promènent leurs chiens.
 
En allant trouver des timbres, nous sommes arrivés face à l’église Saint Jacques. Son portail ogival est accolé à une tour carrée en granite de l’Ile Grande (XIVème siècle), surmontée d’un dôme prolongé par une flèche pyramidale en granite de La Clarté-Ploumanac’h (XVIIème siècle). Élevée sur une colline à partir de la fin du XIème siècle, dédiée à Saint-Jacques, elle abritait les pèlerins venus du nord en route pour Saint Jacques de Compostelle. Le porche sud (XIIème siècle) offre des chapiteaux particulièrement travaillés au-dessus desquels court une frise de poulpes, la seule de tout l’art roman répertoriée à ce jour. L’église fut agrandie aux XIVème, XVIème et XXème siècles. A l’intérieur, la nef romane compte dix piliers aux chapiteaux gravés ou sculptés. 
 
Un restaurant japonais est en face. Nous traversons le boulevard pour découvrir le restaurant Bo Sushis où il n’y a que des bretons!
 
Demain une belle et longue étape de granite rose qui nous conduira jusqu’à Penvern, sur le golf de Saint Samson.
 
Pour aujourd’hui, voici le résumé de l’étape :

vendredi 19 avril 2019

Étape 16 : de Tréguier à Port-Blanc (27 km) jeudi 18 avril

 
  
 
Suite à une double conjoncture (faible WiFi et peu de service 
téléphonique), je n’ai pas réussi à monter les photographies comme habituellement...  Je ferai la mise à jour demain en arrivant à Perros Guirec en rajoutant les photographies manquantes.
 
C’est le soir de la première belle marée à coefficient supérieur à 100 depuis le départ. À Tréguier PM à 06:53 coefficient 97 à 10,25 mètres et BM à 13:17 à 1,05 mètre et à Port-Blanc BM à 13:02 à 1,10 mètre et PM à 19:07 à 10,1 mètres coefficient 102. Nous allons voir encore plus de pêcheurs à pied gratter, fouiller et traquer les coquillages et crustacés d’autant plus qu’il va faire beau.
 
Nous quittons la capitale du Trégor (Bro-Dreger en langue bretonne). C’est une ancienne division administrative et religieuse constituant l'une des neuf provinces de Bretagne. Situé au nord-ouest de la Bretagne, il comprend la partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor et une petite partie du nord-est du Finistère, jusqu'à la rivière de Morlaix. Les villes principales sont Lannion, Morlaix, Perros-Guirec, Guingamp et Tréguier. 
 
Nous profitons du parcours pour observer d’autres monuments de la ville. 
En premier lieu, au bout de la rue Kercoz, une chapelle dans un grand ensemble qui est le lycée catholique.
 
Nous descendons la rue Kercoz pour passer derrière la cathédrale, je n’y ai pas vu ma cousine Lison mais un plan de la ville enchâssé dans les pavés. 
Un immense anneau est tout proche ainsi qu’une plaque murale qui signale que Tréguier a été la première ville bretonne a connaître l’imprimerie en 1485 et en 1499, le Catholicon, le premier dictionnaire Latin-Français-Breton y a été édité.
Le monument aux morts juste en face ne célèbre pas le poilu courageux mort pour la France mais la douleur des mères qui ont perdu leurs enfants.
 
Après le porche nous apercevons l’ancien évêché (fin du XVIIème siècle ou début du XVIIIème siècle) qui sert aujourd’hui d'Hôtel de Ville. La porte (1438) de l'ancien évêché se voit à l'hôtel Le Borgne de la Tour, 20 rue des Perderies. Cette hôtel dit de " la tour " est édifié sur les dépendances de l'ancien palais épiscopal. Lors de la Révolution, l'hôtel est vendu le 19 juin 1795 au sieur Le Bouder. L'hôtel appartient plus tard au comte Gustave de la Tour, député sous le Second Empire, puis maire de Tréguier.
 
Nous quittons rapidement la route pour un joli parcours en terrasse.
 
Le tombeau d’Anatole Le Braz  est un monument funéraire en granite gris bleu en forme de stèle dressée encadrée d'un mur bahut à usage de banc. Il est orné d'une croix celtique (croix dans laquelle s'inscrit un anneau) et de rinceaux et entrelacs (arabesques de feuillages). Au pied de la stèle, on peut lire l'inscription suivante sur un bloc de granite rose : «  Anatole Le Braz / MDCCCLIX / MDCCCCXXVI » . Sous la croix celtique, l'épitaphe ou inscription funéraire proclame : «  Je suis un fils des monts / adopté par la mer », phrase extraite de Saint-Servais (Poèmes votifs). Le sculpteur Armel Beaufils, auteur de ce monument funéraire, a gravé sa signature au verso de la stèle.
 
Anatole Le Braz est né le 2 avril 1859 à Saint-Servais dans les Côtes-d'Armor aux confins des monts d'Arrée. C'est un écrivain et un folkloriste de langue française qui a également écrit des poésies en langue bretonne. Il fut par la suite maître de conférence puis professeur à la faculté des Lettres de Rennes. Anatole Le Braz a pris part au mouvement régionaliste en Bretagne en devenant notamment le président de l'Union régionaliste bretonne. Il est mort à Menton dans les Alpes-Maritimes le 20 mars 1926 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris avant le transfert de ses cendres à Tréguier en 1928.
 
 
 Le Guindy s’écoule doucement dans un environnement qui inspire à la tranquillité et au recueillement. Le Guindy prend sa source à l'ouest du Menez Bré à 200 mètres d'altitude, et coule vers le nord sur une distance de 43 kilomètres. Il se jette dans l'estuaire du Jaudy à Tréguier. Nous voyons la passerelle où nous allons passer.
 
Le lavoir Saint François se trouve sur le bord du chemin, il devait être difficile de remonter le linge à la ville.
 
 
La passerelle Saint François suit. Elle relie les communes de Tréguier et Plouguiel, franchissant le Guindy.  Jusqu’au XIXème siècle la liaison se faisait par un passe-cheval (bac de Kerousy ou de Saint-François, cité dès le XIVème siècle). 
Le 12 février 1833, une ordonnance du roi Louis-Philippe autorise la construction d’une passerelle sur la rivière, prévoyant que les travaux et l’entretien seraient financés par un péage. 
L'adjudication attribue la concession à un négociant de Tréguier, le sieur Ozou, déjà concessionnaire du pont Canada, pour une durée de 54 ans et 11 mois. Le péage sera supprimé le 1er février 1873 à la suite du rachat de la passerelle par le conseil général des Côtes du nord. En 1904, à la suite de la construction du pont noir en aval, la passerelle aurait dû disparaître. Une pétition des habitants, des commerçants et des lavandières de Tréguier permettra son maintien. Marc Seguin conçoit un pont innovant de 71 mètres de long. La passerelle est l’un des derniers témoins de l’essor de la charpente métallique en France au XIXème siècle. Sa faible largeur (2 mètres) ne permet que le passage des piétons et bêtes.  La passerelle a été reconstruite en 2013. Par rapport à la version originale, les garde-corps sont métalliques, les éléments métalliques ne sont plus assemblés par rivetage mais par boulonnage, et une nacelle permanente sous le tablier permet l'entretien et les inspections de la passerelle. Même si la structure est plus rigide, la passerelle "balance" encore. La passerelle permet les passages des seuls piétons et cyclistes, les cavaliers devant faire le tour par le pont noir, en aval du Guindy.
 
 
 
 Nous grimpons jusqu’à Kerborn 
Ce sera la plus grosse montée de la journée.
 
La Chapelle Saint Laurent est de plan rectangulaire et à vaisseau unique construite en moellons de granite et schiste. Elle est dotée de contreforts angulaires et présente des pignons découverts. Le mur-pignon ouest, ouvert d'une porte à arc brisé, est couronné d'un clocher en maçonnerie à baie unique. Le chevet est ouvert d'une fenêtre à arc brisé et à remplage de granite. L'encadrement des baies, les chaînes d'angles, les corniches, les rampants des pignons et le clocher sont édifiés en pierre de taille de granite. Elle a été consacrée en 1896. 
 
 
 
 
Le jardin botanique du Kestellic  compte aujourd’hui 7 hectares et abrite plus de 1800 espèces venues des cinq continents. Le jardin serait ouvert de 14h00 à 18h00....
Il est dit que la vue sur la rivière et sur la ville de Tréguier font du Kestellic un site unique. La différence entre le bas du jardin et son point le plus élevé est de l’ordre de cinquante mètres. Les parcelles du jardin surplombant le Jaudy et Tréguier, dévalent le terrain de granit rose parcouru de chemins sinueux, agrémentés de bassins, vasques, cascades et autres ruisseaux. Dans cet environnement très protégé, on découvre de nombreuses plantes exotiques et luxuriantes. Le jardin comporte une zone tempérée, une zone méditerranéenne et une zone humide.
 
 
 
Kerautret
 
Nous profitons du parcours en retrait du rivage pour rencontrer deux magnifiques chevaux bretons.
 
Une girouette en forme de dragon rappelle les liens ancestraux avec le Pays de Galles. 
Nous traversons la Roche Jaune un hameau vivant où nous avons trouvé un café ouvert et nous avons fait une pause.
Kerlouc'h, nommé parfois menhir de la Roche Jaune, dont l'origine remonte au néolithique était couché presque entièrement recouvert de terre et oublié de tous, il fut découvert en 1991 puis redressé en janvier 1998. Mais nous ne l’avons pas vu sur notre parcours.
 
 
Nous retrouvons le rivage près du Palud. La marée est descendante et la hauteur de marnage devient significative.
 
Le site insulaire du Palud isole à grande marée les bâtiments situés sur cette petite presqu'île. Cet ensemble de bâtiments est constitué d'une maison en pierres avec un étage sous combles, située à l'Est (façades crépies), avec une maison en pierre (sous combles) et un hangar en bois accolé à l'Ouest dans le prolongement.  L'ancien corps de garde du Palud est daté au moins du 1er quart du XIXème siècle. Il a été transformé en maison d'habitation à la fin du XIXème siècle, acheté par un pharmacien de Tréguier, dont la famille s'est noyée en 1905 au Kastellic. Le bâti a été remanié au cours du XXème siècle, avec de nombreuses parties rajoutées, dont un atelier en bois. Cet ensemble a été la propriété du sculpteur Calder jusqu'à son décès en 1976. Il avait acquis cette propriété, presque en ruines en 1957 et l'avait agrandie en construisant un atelier et en restaurant les autres bâtiments.
 
 
 
 
Rubelen est la pointe qui marque le début de la baie d’Enfer. 
 La vue sur les étendues libérées par la marée est infinie.
Un contraste de jaune entre ajoncs sur notre rive et colza en face fait ressentir la beauté de la période, qui plus est, un jour ensoleillé.
La Baie de l’Enfer est une zone frontière des communes de Plouguiel et de Plougrescant. Elle est profonde d’un kilomètre et très calme, c’est un repli idéal pour les oiseaux hivernants. 
En effet, sa position la protège des «  coups de tabac »  dominants venant du nord-ouest. 
Vu de la côte sud la courte traversée de l’enfer semblait possible mais hélas l’étier profond était invisible et il a fallu rebrousser chemin pour faire le tour complet. 
 
 
 
 
Nous arrivons au bout de la baie d’Enfer et passons près du moulin d’Arrère, à l'embouchure du Lizildry. Il est relevé sur le cadastre de 1834, mais n'existe plus aujourd'hui, en tant que meunerie. Seuls le bief et l'ancien logis du meunier remanié et reconstruit avec des pierres de l'ancien bâtiment, peuvent encore témoigner des marées meunières. Nous y avons rencontré un âne et deux chèvres très contents de voir du passage.
 
 
Nous trouvons une belle carte au bord de la route, cela nous aide pour nous retrouver.
 
Au bout de  l’Enfer, le sentier des douaniers s’oriente maintenant plein nord, il devient plus large et abrité au cœur d’une forêt.
 
 Nous atteignons Crec'h Run et son cimetière à bateaux. 
 
 Beg ar Vilin est une presqu’île qui héberge un camping.
 
 
Nous trouvons une table face à la mer et du coup nous faisons notre pause méridienne avec des produits que connaissent bien LouLou et Woodé. 
 
En face, l’île Loaven est une île privée qui abrite la chapelle sainte-Eliboubane et serait le lieu où est inhumée Sainte Sève. 
 
 Pendant tout le repas, nous observons l’activité des hommes et des machines dans les parcs à huîtres tout proches. 
 
 
 
 
Le tumulus du Castel est situé au bord du sentier.
 
Les rochers se font de plus en plus visibles et tourmentés.
 
 
 
 
 
 
Le sentier des douaniers passe cap à l’ouest en arrivant au sommet de la presqu’île. Imposante masse de granite s'enfonçant dans la mer, la Pointe du Château s'enfonce doucement dans la Manche en une succession de prairies verdoyantes, de champs et de bosquets parfois entrecoupés d'éruptions granitiques.
 
Plus loin, proche de son extrémité,  Pors Bugalez est le petit port marquant la limite de la Pointe du Château, des amas de granite parsement les grèves qui étonnent par leurs formes fantaisistes.
C'est le royaume du choux marin mais surtout de la démesure. Comme sortis de terre par la volonté de quelque géant, les massifs granitiques émergent comme des cathédrales sur une côte qui paraît souvent désertique. Le rose et le gris y sont les teintes dominantes, se détachant sur le fond d'une mer bleue qui paraît parfois se noyer dans un ciel de la même couleur. En poursuivant le sentier qui serpente entre les rochers bordant la mer : de grève en crique, face aux multiples îlots qui émergent au large, c’est toute la beauté d'une côte sauvage qui a su préserver son authenticité.
 
Les parkings drainent de nombreux marcheurs de moins d’un kilomètre, nous passons de la solitude à la foule.
 
C’est l’arrivée à Castel Meur... un magnifique puits célèbre notre arrivée.
 
 
Plougrescant est surtout connu par la carte postale qui a fait le tour du monde et qui représente une petite maison de pierre construite et enchâssée entre deux énormes blocs de granite. Entourée d'un muret de pierre, elle a été construite à quelques mètres du gouffre. Sorte d'image d'Epinal, cette curiosité était devenue la carte de visite d'un village bordant des falaises sauvages.  Mais on ne trouve plus dans les boutiques de souvenirs de cartes postales représentant cette maison. Cette maison surprenante tourne le dos à la mer depuis 1861, année de sa construction, pour se protéger des vents violents qui soufflent lors des tempêtes, fréquentes à cet endroit. Cette demeure minuscule fut érigée à une époque où les permis de bâtir n'existaient pas, où chacun pouvait construire à sa guise et laisser libre cours à sa fantaisie. Il fallait par ailleurs avoir un amour immodéré pour la mer et ses caprices pour vivre en un tel endroit, surtout en hiver. Son bâtisseur était de cette trempe et vivra ici de nombreuses années, creusant presqu'entièrement de ses mains la lande pour y aménager deux étangs. Ses héritiers ne l'occuperont qu'épisodiquement, les jours de beau temps. Elle sera une résidence secondaire pendant plusieurs décennies, paraissant même parfois abandonnée car ouverte seulement une fois tous les deux ou trois ans depuis la fin du XXème siècle. L'occupante actuelle, en effet, petite-fille du premier maître des lieux quittera Tréguier où elle était née, pour aller faire fortune en Amérique. Après avoir cédé son affaire, elle revint s'installer ici en 2004.
Entretemps, les édiles locaux, soucieux de développer la vague déferlante du tourisme côtier, se seront emparés de l'image de Castel Meur pour en faire l'emblème de la Pointe de Plougrescant ... Elle fera le tour du monde, générant un engouement tel qu'elle n'était plus considérée par le visiteur de passage comme une propriété privée mais comme un site ouvert à toutes les curiosités. La désinvolture ira à son comble un beau jour d'été où un autocar de touristes japonais aura la mauvaise idée de s'arrêter là : ses passagers voulant à tout prix un souvenir original iront jusqu'à grimper sur le toit de la maisonnette afin de s'y faire photographier ! Les dégâts qu'ils auront occasionné pousseront la propriétaire à protéger son bien : elle intentera une action en justice afin de faire valoir sa propriété à l'image et, depuis lors, toute représentation commerciale de Castel Meur est désormais interdite ...
 
 
La nature a placé ici un des jumeaux d'une autre image qui a fait la renommée de Plougrescant : le Gouffre Situé à l'autre extrémité de la plage, s'enfonçant un peu plus dans la mer devant un amas chaotique, le vrai Gouffre ouvre sa gueule tel un dragon tapis dans les entrailles du granite rose qui caractérise la côte.
 Surnommé gouffre de la Baie d'Enfer, il est formé d'un enchevêtrement de pans de falaise écroulés il y a bien longtemps. Les jours de tempêtes font vibrer les rochers où le vent et les éléments déchaînés hurlent alors avec une rare intensité la force d'un océan tout proche. 
Le panorama qui s'y déroule semble ne plus vouloir s'arrêter à l'horizon d'une côte parsemée de pointes et de rochers rivalisant de sauvagerie.
 
Ce site remarquable, mais surtout impressionnant par la rudesse du paysage, décuple l'impression d'être en enfer lors des coups de vent. A ce moment, les déferlantes se ruent avec une violence décuplée entre les énormes blocs de granite, soulevant des gerbes d'écume soufflées sur des centaines de mètres ! Certains jours, le déchaînement des éléments prend des proportions extraordinaires, comme en mars 2008 où des vagues gigantesques faillirent emporter Castel Meur. D'une hauteur et d'une violence extrême, elles soulevèrent des tonnes de galets, arrachant également les pierres du muret d'enceinte édifié il y a 150 ans, pour les déposer plus loin, sur près d'un mètre de hauteur !
Lors du calme de l'étale, le site paraît pourtant bien tranquille.
Le drone a survolé le gouffre malgré le fort vent et est revenu se poser sans encombre....
 
Nous reprenons notre marche mais l’orientation est maintenant vers le sud-ouest. Un joli manoir attire l’œil. 
Nous arrivons à Pors Scaff où se dresse le rocher de Napoléon, surnommé ainsi pour son allure en forme de bicorne, surplombant un port minuscule.
 Nous en avons vu d’autres qui rappellent les Moai, gardiens de l’île de Pâques, ou bien un humanoïde figé par manque d’énergie.
 
 
 Nous approchons de l’anse de Gouermel en traversant une belle pinède. 
Elle est aussi appelée «  anse de Gouriant »  et «  Gouer-Vel »  en breton   (la Filière du Moulin). Le ruissseau débouchant au fond de l'anse s'appelle Ruzellen Gouer Vei. Ce ruisseau sépare Penvénan de Plougrescant. La grande plage dans l'anse de Gouriant s'appelle Trezen Gouer Vei, pour la toponymie nautique, soit la «  Plage de sable de Gouervel » . 
 
Nous voyons une crêperie. Chic! Nous allons pouvoir au moins boire. La terrasse est pleine, les patrons sont là, il n’est plus possible de consommer car le service est terminé !  Je présume qu’il vont se plaindre de la baisse du tourisme...
 
Située au nord de l’anse de Gouermel, la plage de Ralevy offre une belle étendue de sable et de petits galets. Peu connue, cette grève demeure très agréable dans un petit golfe composé de nombreux ilots.
 
 
 
Nous décidons de quitter le rivage pour couper et éviter Buguélès, petit port breton rattaché à la commune de Penvénan, dans le pays historique du Trégor. L'activité du village a été liée, durant des années à celle des goémoniers. L'algue était ramassée principalement pour servir de fumier aux récoltes locales ou alors utilisée comme combustible avec de l'ajonc et encore brûlée pour en extraire l'iode et servir à l'industrie du verre ou de la médecine.
 
 
 
Nous passons en proximité du  Jardin botanique de Pellinec  seulement ouvert le dimanche de 14 à 18 heures de mai à août. Alors nous ne pourrons pas le visiter...   
Ce jardin, niché au fond de la baie du Pellinec, est favorable à l'acclimatation d'une large palette végétale. Gérard Jean y consacre tout son temps depuis 1994.
 
Les jardins ont été dessinés en fonction des différences de sols afin de favoriser la beauté naturelle des végétaux. 
Les 7 hectares, dont 4 hectares de jardins, sont divisés en plusieurs thèmes : Le jardin exotique, d'iris sur pilotis, austral, l'allée himalayenne, la prairie aux magnolias et l'étang aux nymphéas.
La recherche de l'harmonie des couleurs et des graphismes est continuelle, ainsi que la mise en valeur des végétaux les plus rares. 
Le premier jardin est autour de la maison, avec un petit jardin à la française devant la façade Est, qui date du XVIIIème siècle, et des massifs fleuris, valorisés par des dallages de pierres et de galets pour adoucir le granite du manoir.
Le deuxième jardin créé en 1998, fut le jardin exotique : c'est un palmier d'une centaine d'années, entouré de murs qui en donna l'idée : Il est essentiellement composé d'un jeu de dallages, de gazon, pour une mise en valeur des végétaux.
Le troisième jardin date de 2000, c’est le jardin à l'anglaise, composé d'îles dans le gazon avec une grande variété de végétaux et principalement des hydrangeas, des rhododendrons, mais aussi des végétaux plus botaniques.
Le quatrième jardin fut le jardin aquatique avec toute une série de plantes de bord de berge et également une collection de nympheas du même nom que ceux du jardin de Claude Monet.
Le cinquième jardin créé en 2002, est un jardin dans un marécage recouvert d'eau l'hiver : un caillebotis sur pilotis à 20 centimètres du sol présente l'iris du Japon ou iris ensata, tous choisis dans des tons de mauve de bleu ou de rose.
Créé en 2004, le jardin austral composé autour d'un rond-point en pavés pour renvoyer la chaleur et favoriser l'introduction d'espèces xérophiles.
La prairie aux magnolias, créée en 2007 composée de plus de 30 variétés et l'allée himalayenne, jardin créé en 2009, un grand massif de 100 mètres de long bordé de bambous, d'araliacés, d'azalées, de camélias, et de rhododendrons parfumés.
 
Alors pour mettre l’eau à la bouche rien de mieux qu’une vidéo où Gérard Jean fait visiter son jardin :  
 
 
 
Les paysages marins s'enchaînent tous plus beaux les uns que les autres, permettant de découvrir les nombreux ilots de bord de mer.
 
 
Au niveau de Port-Blanc, dans l’anse de Pellinecon trouve plusieurs petites plages qui apparaissent et disparaissent suivant les marées. Nous en profitons pour marcher sur le sable dur avant que la marée montante ne recouvre tout.
Le Rocher du Voleur (Karreg la laer en breton) est un ensemble fortifié. Le havre du Port-Blanc a été fortifié et surveillé au XVème siècle, suite aux attaques des Anglais. Le premier corps de garde a été mis en place par Vauban. Un mur fut ainsi construit sur le rocher en 1694, pour protéger la côte des attaques maritimes. Jusqu'à la Révolution, une batterie de canons y était placée. On peut y observer les bases d'un ancien fortin, surplombant majestueusement de ravissantes petites criques. L'ancien corps de garde a été transformé en garage durant le XXème siècle. Les armes de la famille Plusquellec, seigneur de Kergasdel en Penvénan sont identifiables sur le pignon Est. Les Plusquellec étaient seigneurs de Kergastel dès le XVème siècle.
 
Un amer blanc porte le nom du lieu...
 
 
 
Port-Blanc est un village rattaché à la commune de Penvénan. Le front de mer du Port-Blanc se caractérise par une architecture de défense militaire et portuaire datant du XVIIIème siècle jusqu'au début du XXème siècle qui s'est associée à l'architecture vernaculaire et balnéaire du début du XXème siècle. L'ancienne maison d'Anatole Le Braz où l'écrivain séjourna entre 1898 et 1924 est représentative de ce type d'habitat traditionnel néo-breton. La digue-promenade et le mur-digue militaire de l'organisation Todt offrent deux types d'architecture, l'une en béton et l'autre en moellons de granite pour défier les assauts de la mer. 
 
L'ancienne poudrière et l'oratoire de la Sentinelle correspondent à des ré-utilisations d'architecture de défense, de même que la nouvelle cale à proximité du blockhaus.
 
La commune compte de nombreux sites pittoresques, comme la chapelle Notre-Dame de Port-Blanc qui date du XVIème siècle, avec les vestiges de sa tour de garde du XIIème siècle et le manoir de Kerpeulven, inscrit au titre des monuments historiques. Plusieurs mégalithes sont également visibles, parmi lesquelles les menhirs de Kerbelven et le menhir de Kervéniou et les sépultures néolithiques de Roch-Las-en-Port-Blanc.
Sur le littoral de Port-Blanc, on trouve de nombreux îlots et ses paysages sauvages, comme l'île des Femmes, l'île du Château-Neuf et l'île Saint-Gildas.
 
 
 
Le havre du Port-Blanc a été fortifié et surveillé depuis le XVème siècle, suite aux attaques anglaises. Le premier corps de garde a été édifié au début du XVIIIème siècle. La chapelle de Port-Blanc était à l'origine une ancienne tour de guet. C’est au Port Blanc  que pendant tout le Moyen-Âge, prenaient pied les invasions.
 
 C'est la raison pour laquelle se concentrait sur ce point de la côte la vigilance des compagnies du guet. Au pied de la Sentinelle, on peut remarquer une ancienne poudrière, et à son sommet, une petite guérite, qui en a remplacé un édifice plus ancien, servant de poste d'observation. L'ancienne guérite s'appelait sur la carte marine «  Karreg ar Santinel »  (Roche de la Vigie). Elle a été transformée en oratoire au début du XXème siècle. «  Karreg la laer »  est la «  Roche du Voleur » , où est établi l'ancienne batterie du XVIIIème siècle. La première guérite a été démolie au moment de la vente du rocher qui servit pendant quelque temps de carrière. A la suite de nombreuses protestations, la destruction fut interrompue. Vers 1930, l'édifice actuel fut reconstruit à l'initiative de Théodore Botrel avec une toiture en ciment. Il y ajouta deux statues : Saint Tugdual et Notre-Dame-de-la-Mer. Cet oratoire est appelé aujourd'hui «  l'oratoire de la Sentinelle ». Et de notre chambre nous avons une vue directe !
 
 
 
 
 Bref nous sommes arrivés au terme de cette longue étape fourbus. Une bonne douche et une bière n’ont pas suffit à calmer les douleurs, il ne reste qu’une nuit apaisante et régénératrice.
 
 
Demain une étape courte, du soleil et des grosses marées !
 
Voici lé résumé de l’étapeen vidéo :