dimanche 5 mai 2024

Étape 07 : de Portsall à Brélès (29 km) samedi 4 mai

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Un parcours qui nous conduit à un troisième aber : l’aber d’Ildut sous une météo habituelle : fraîche, ventée et avec quelques possibilités de pluies éparses. Autrement dit : un temps breton !
 
Kersaint est un village de la commune de Landunvez, à ne pas confondre avec la commune de Kersaint-Plabennec, également située dans le département du Finistère. Le village est connu surtout par sa chapelle Notre-Dame-de-Kersaint, ou Notre-Dame de Bon Secours (Itron Varia a Wir Zikour en breton) construite à la fin du XVème siècle par Tanguy V du Chastel et son épouse Marie du Pont-l'Abbé, en mémoire de Saint Tanguy et sa sœur Sainte Haude. La chapelle a été rénovée entre 1999 et 2002.
Le clocher de cette chapelle, avec ses trois étages surmontant une belle galerie, a été reconstruit en 1903. En effet, la foudre venait d'abattre l'ancien clocher datant de 1749 ainsi qu'une partie des vitraux, tandis que la toiture était gravement endommagée.



Devant le portail de la chapelle se dresse un grand ossuaire en pierres comportant 13 niches destinées à accueillir des crânes.
Aux murs de la nef deux statues restaurées rappellent encore la légende fondatrice du pélerinage. Sainte Haude porte à la main la fleur rouge que la légende dit s'épanouir autour du lieu du meurtre et dans les fossés du 
 posent les encadrements des portes et des fenêtres.





Le Château de Trémazan : Au tout début de l’époque mérovingienne, sous Clovis, il existait sans doute à Landunvez un premier château à l’emplacement des vestiges actuels du château de Trémazan. Si aujourd’hui l’accès aux ruines est interdit car trop dangereux, on peut cependant les voir depuis le parking de la plage de Trémazan ainsi que depuis la première petite route à droite en allant de cette plage vers Kersaint. Cette gigantesque forteresse fut l’une des plus vastes du royaume et les Du Chastel, seigneurs de Trémazan , toujours haut placés auprès du roi, avaient en leur possession tout le Léon ainsi que la ville de Brest. Ils revendiquaient une ascendance qui, selon eux, aurait remonté jusqu’à Golon de Trémazan, le père de Sainte Haude et de Saint Tanguy.

C’est le vieux lavoir au bord de la route qui retrace l’histoire du château.
 

La plage du Château (ar C’hastel) est ouverte sur le large tout en restant bien abritée des vents principaux, sauf de ceux de norois. Mais en général on ne va pas à la plage par vent de nord-ouest. Elle a l'avantage d'une petite "antichambre" de plage, avant l'ancien mur anti-débarquement ; un lieu plus ombragé qui peut être un avantage certains jours de canicule. 



La plage de Tremazan fait face au joli port de Portsall. Le rivage a retrouvé ses contours de la Bretagne nord qu'on aime : hameaux dispersés, landes, routes tortueuses, flore et faune préservées. Concernant la plage elle-même, elle est très bien abritée des vents dominants (sud-ouest), son sable est très fin et blanc et le paysage invite à la contemplation. 
 

Au niveau de la pointe de Beg ar Galeti, on trouve une seconde petite plage dans une crique. Le panorama depuis la pointe est superbe....
La cale de Beg ar Galéti offre un excellent point de vue sur le môle et l'entrée du port de Portsall. Lors des grandes marées c'est un point de départ idéal pour la pêche à pied et la traversée du port.

La chapelle Saint Samson fut bâtie sur les falaises de la Côte-sauvage à la fin du XVIIIème siècle. Samson, originaire du Pays de Galles, émigra vers la presqu'île d’Armorique au début du VIème siècle. Il fut disciple de saint Ildut qui laissa son nom à l'Aber Ildut et Lanildut. Samson fut également un des sept Saints fondateurs de la Bretagne et à ce titre créateur de l'évêché de Dol de Bretagne où il mourut vers 560. La chapelle abrite, outre une statue du saint éponyme des lieux, une représentation de Saint Isidor, saint patron des laboureurs, il est parfois représenté priant pendant qu'un ange conduit sa charrue, celle-ci étant tractée par des chevaux ou par des bœufs. Cette petite chapelle isolée sur la lande à quelques pas d'une côte superbe attire de nombreux visiteurs. Mais elle n'est pas seule : une stèle gauloise se dresse non loin de l'entrée et une fontaine, visible en bordure du sentier côtier, attestent de l'ancienneté d'un culte à cet emplacement. Du reste l'eau de la source est toujours sensée guérir rhumatismes et maladies des yeux.
Une stèle heptagonale de l'âge du fer a été réutilisée comme support de croix. On remarquera qu'elle porte une inscription gravée sur l'un des pans: TP St GONVEL 1757.
La fontaine Saint-Samson se trouvant juste au bord de la falaise, elle est réputée 'donner des forces' sans doute par analogie avec Samson héros biblique doté d'une vitalité extraordinaire. On dit aussi que les eaux de la fontaine guérissent les rhumatismes et les maladies des yeux. L'eau de la source est captée par une fontaine juste avant de s'écouler dans la mer. Il est probable qu'elle ait été christianisée par la présence d'une croix bien avant que la chapelle ne soit construite.
À côté de la fontaine trône une belle croix monolithique, une des nombreuses croix du Haut-Moyen âge qui peuplent le pays.




À la pointe de Landunvez un sémaphore était en service jusqu'en 1944. A partir de 1940 les allemands construisirent des blockhaus et barrèrent l’accès des plages par des murs en béton qui sont encore en place. Quand ils se retirèrent à la Libération, ils firent sauter le sémaphore de la pointe de Landunvez, dont les ruines se voient toujours au-dessus de la route touristique. Accolé au sémaphore se dresse un amer maritime blanc surmonté de rouge utilisé pour la navigation dans le chenal de Portsall.


Aujourd’hui nous avons rencontré plusieurs randonneurs dont ceux à dos vert qui parcourent le GR34 par quinzaines et qui ont les mêmes étapes à Trouzilit et Portsall. Derrière eux au fond on aperçoit l’île d’Ouessant avec son immense phare du Stiff.



Un tumulus se trouve sur une lande rase, près d'un amer et des ruines d'un ancien sémaphore. Au sommet du tertre on peut voir deux dalles allongées, laissant apparaître sous elles une cavité, ainsi qu'une autre pierre. Sur le côté ouest du tumulus, un grand bloc semble être posé sur chant. Il pourrait s'agir d'une sépulture de l'âge du bronze.
On y trouve aussi les ruines du corps de garde de Landunvez qui empêchait les atterrages sur la côte le long du chenal du Four.

Penfoul  est un spot de surf et de bodyboard par excellence, mais aussi c’est une grande plage de sable encadrée d’importantes roches qui renforcent sa dimension sauvage. Ouverte aux vents marins, elle autorise également la baignade et ravit les amateurs de vagues et de sensations fortes. Un exemple de la beauté intacte d’un endroit typique de la Mer d’Iroise.

Beg an Tour Autre spot de surf avec des vagues relativement constantes, bien que l'été soit plutôt plat mais il faut faire attention aux rochers.

Beg ar Caro A coté de Saint Gonvel la pointe de Beg ar Caro. un petit détour pour voir ce petit dolmen ? Chapelle ? Au loin le phare du Four est bien net, situé à 2 kilomètres du littoral, il est bâti sur une roche de granite de 25 mètres de diamètre et d'une hauteur de 11,50 mètres.

La cale d’Argenton, face au majestueux phare du Four. Un site de caractère, une côte sauvage préservée, où la configuration du plan d’eau permet de développer le sens marin.  La plage du fond de l'anse, moins active mais paisible et jolie à marée haute. On a ici un concentré de Finistère : voile, petit port, criques, landes et faune marine. Sans compter les commodités d'un centre nautique, d'une station de sauvetage. Vue sur les vagues qui entourent le phare du Four, au large, les pêcheurs qui rentrent au port après avoir été relever leurs casiers, les contours de l'île d’Yoc'h et sa nature préservée.


 

Presqu’ile du Vivier Cette presqu'île est formée d'une ancienne île qui a été naturellement reliée à la terre par un tombolo recouvert d'un cordon dunaire. A droite, le joli port d'Argenton, complètement découvert à marée basse, s'étend sur une surface considérable. A gauche s'étire la grande plage de sable fin de Porspoder que ferme la presqu'île St-Laurent.


La presqu'île Saint-Laurent offre un paysage à couper le souffle au milieu des bruyères et des fougères, domaine des lapins. Celle-ci n'est rattachée à la terre ferme que par un mince isthme aux côtés duquel se situent les plages de La Grève Blanche (plage des Dames) et La Grève des Bateaux (Pors Doun), nommée aussi plage des Curés.   Cet espace naturel protégé est un lieu à ne pas rater, tant pour le panorama que pour l'ancien corps de garde en charge de la défense contre les atterrages sur la côte le long du chenal du Four.

 


 Le phare du Four est un « enfer » bâti sur un écueil de granite de 25 mètres de diamètre et d'une hauteur de 11,50 mètres, à l'extrémité-sud des Roches d'Argenton et au début du chenal du Four, à 2,5 kilomètres à l’ouest de la presqu’île Saint-Laurent. C'est un phare en mer, dit de jalonnement, situé au débouché-sud du Chenal méridional de Portsall. Sa corne de brume est désactivée. Construit avec difficulté de 1869 à 1874, il est le jumeau du phare des Pierres Noires, bâti en même temps que lui au sud de l'archipel de Molène. Le phare est connu, entre autres, pour les images des déferlantes impressionnantes qui s'écrasent sur lui, son rocher étant d'ailleurs réputé pour sa faculté à lever des vagues énormes.  Son feu, qui compte 5 éclats de 15 secondes, a une portée lumineuse de 24,5 milles (45 kilomètres). Il a été automatisé en 1993. Il est contrôlé à partir de l'île Vierge. Le phare du Four n'a pas de gardien et ne se visite pas. Je profite de l’excellente photo de Fabrice Le Borgne pour vous montrer le phare dans sa plus belle livrée surgissant au milieu des éclats d’une déferlante.





Porzhpoder en graphie bretonne actuelle, Porspoder vient de porzh et poder (port et potier en breton), « Le port du potier »
 L’église Saint-Budoc date de 1645. On reconnaît dans sa construction le granite de l'Aber-Ildut. Le bâtiment a été rehaussé en 1857. Un porche lui a été ajouté sur le côté sud ainsi qu'une chapelle au nord. 
Le clocher, massive tour carrée à demi incluse dans le bâtiment, qui  derrière une fausse galerie, possède un étage en retrait qui supporte l'unique vraie galerie. Une petite tour carrée à deux étages largement ajourés pour abriter les cloches lui succède. Ses angles sont ornés de pinacles. 
Le porche latéral, très simple, possède une arcade ogivale. surmonté, dans une niche, d'une statue de Saint-Pierre tenant une clé. Un écusson repose à ses pieds. Il blasonne Mi-parti, au 1 d'or à trois fasces ondées d'azur au franc canton chargé d'hermines, au 2 palé d'or et d'azur. Ce qui indique l'union des familles de Kergadiou et de Kerlozrec.
Depuis cette date, l'entrée se fait par le porche latéral et non par la porte du clocher que souligne une ornementation très simple de l'entablement. 
 


La chapelle Saint-Anne, à proximité de l’église Saint-Budoc, située au pied du clocher de l'église, du côté occidental.


 Port du Mazou C'est un petit port cerné de rochers, face à l'îlot de Melon, et bien à l'abri des fortes houles. Ces poteaux de 6 à 8 m de hauteur sont justement ce qui fait l'originalité de ce petit port niché au pied de quelques anciennes maisons de goémoniers. Ils servent tout simplement à amarrer les bateaux. Ce système, vieux comme le monde, est traditionnel dans les pays nordiques. Les bateaux, ce ne sont plus ceux des goémoniers, (ils furent ici une trentaine), ni même des marins pêcheurs, mais ceux des plaisanciers qui s'amarrent ainsi, comme autrefois, un bout à l'avant et un autre à l'arrière, entre deux pieux.
 

 
À Penn ar Gored se trouve un tumulus peu considérable. A son sommet on voit un petite pierre plantée, une dalle basculée ainsi qu'une dalle inclinée avec des marques de saignés de débitage de carrier.
 
 
 Melon est un petit hameau côtier avec deux commerces et un petit havre à l'abri des coups de vent. L'endroit est propice à la pêche à pied, à la plaisance mais aussi aux jeux classiques de plage.
La guérite de la presqu'île est un élément de la défense des côtes construit au cours du XVIIème siècle à la fois pour signaler tout passage de navire ennemi que pour repousser toute tentative de débarquement. Occupée à l'origine par les gardes-côtes, elle le fut plus tard par les douaniers.
La batterie de côte désignée « batterie de Melon » ou « batterie de Portz Melon » est mentionnée sur une étroite langue de terre dans l'anse de Melon. Elle s'intercalait entre les batteries de Porspoder et de Lanildut au sud. Un corps de garde d'observation dit de « Stolvaff » ou « Stolvarc'h » (cadastre ancien) est mentionné entre la batterie de Melon et de Lannildut au lieu-dit actuel : « Ruludu ». D'après l'état de 1820 et le plan de détail de Paulin, la batterie de Melon est dotée d'un corps de garde, d'une poudrière et d'une guérite. Le cadastre de 1843 relève la totalité de ces éléments défensifs et le toponyme « Batterie de Melon ». Le 7 novembre 1844, le comité des fortifications recommande la suppression de la batterie de Melon. 
 

Le petit port de Melon, difficile d'accès pour les embarcations mais bien abrité. La reine Henriette, épouse du roi d’Angleterre et sa toute dernière fille Henriette Anne s'embarquèrent pour la France à bord d'un petit voilier hollandais qui, faute de vent, s'échoua à Melon le 25 juillet 1644. Elles gagnèrent ensuite Paris où elles trouvèrent refuge à la cour de la régente Anne d'Autriche et du jeune roi Louis XIV.
 

L'île Melon est une petite île inhabitée de la commune de Porspoder dans le Finistère proche de la presqu'île Saint-Laurent. Elle formait, il y a deux siècles encore, l'archipel des Loches, avec l'île désormais engloutie de Lamich. Elle renferme des vestiges mégalithiques tels que de nombreux menhirs et un dolmen.

 
Le corps de garde de Stolvarc’h assurait la défense du nord de l'anse de l'Aber Ildut et des atterrages sur la côte le long du chenal du Four. Le cadastre de 1843 relève un corps de garde d'observation dit de « Stolvarc'h » entre la batterie de Melon et de Lannildut au lieu-dit actuel « Ruludu ».

La batterie de Lanildut C'est sous Louis XV, durant la guerre de Succession d'Autriche qu'une batterie fut installée à l'entrée du port. Les installations étaient constituées de deux plate-formes successives. La première comportait deux canons. La seconde un seul. En retrait avaient été construits trois petits bâtiments : une guérite, un corps de garde et un magasin à poudre. Un mât à signaux complétait l'ensemble afin de communiquer avec les navires. Depuis 2007, un canon fabriqué selon les plans d’origine représente la défense de la batterie,
 
 


Le rocher du Crapaud surveille l'entrée du port de Lanildut et regarde Ouessant qui est située à une vingtaine de kilomètres. Il y a quelques années, le crapaud a perdu le bout de son nez. Il protège une petite plage de sable fin du vent d'ouest. Autrefois, on pouvait traverser facilement l'Aber Ildut à marée basse, pour aller à Lampaul-Plouarzel de l'autre côté de la ria.
 
Le feu de l'Aber-Ildut, situé au nord de l'embouchure de la ria, près du rocher du Crapaud, signale la passe depuis 1897. C’est un feu directionnel blanc et rouge construit en pignon d'un petit bâtiment rectangulaire en maçonnerie peint en blanc. Puis, en 1922, la maison des gardiens est construite et des panneaux colorés sont portés par un faux pignon. Sa hauteur est modeste à peine 5 mètres pour une élévation
 
Le rocher marque l’extrémité septentrionale de l’Aber Ildut (Aber Ildud en breton), l’un des trois abers du Léon, dans le Finistère. Formé de l'Ildut, un petit fleuve côtier, et de sa basse vallée inondée, cet aber, le plus petit du Léon, est connu pour ses anciennes productions de granite et de cassitérite. L’Aber-Ildut est le plus méridional des abers qui débouche dans la mer Celtique face à l'île d'Ouessant, c'est également le plus court (3,5 kilomètres ) et le plus étroit. Cette ria correspond à la vallée inférieure de l'Ildut. Ce petit fleuve côtier, long de 24 kilomètres prend sa source au sud de la ferme de Kerverrien à Plouzané, à une altitude de 70 mètres. Il s’écoule ensuite selon une direction générale sud-est/nord-ouest, baigne les territoires communaux de Guilers et de Saint-Renan avant de rejoindre la mer à Lanildut.
 





Bénéficiant d'un port-estuaire bien abrité, Lanildut a toujours été tourné vers la mer. Son nom provient de celui de Saint Ildut, qui, au Vème siècle, aurait fondé un ermitage proche du rivage. Beaucoup de petits armateurs, ou maîtres de barques, ont fait édifier leur belle demeure dans la paroisse. Très actif, le port de Lanildut s'est spécialisé dans la cueillette du goémon près de l'archipel de Molène. Arrivée des bateaux en milieu d’après-midi. Il est ainsi devenu le 1er port goémonier d'Europe et approvisionne plusieurs usines produisant des gélifiants destinés à l'alimentation ou à la cosmétique. Avec 35 000 tonnes d'algues déchargées sur ses quais chaque année, le port draine la moitié de la production nationale. 
Un transport exceptionnel de blocs de granite a été opéré depuis le petit port vers Paris pour soutenir l’obélisque.


Le GR34 regagne ensuite la rive de l’aber et le sentier est tout de suite difficile avec ses montées et descentes 




 
Et finalement nous arrivons au manoir, avec sa décoration spéciale. Un arbre à poêles égaye le parc. Rien n’indique que c’est le manoir.



Manoir de Bel’Air a été édifié par Francois de Kerengar, sur une terre reçue à l’occasion de son mariage en 1585 avec Louise de Kerbescat. Sa construction dura environ 14 ans, jusqu’en 1599.
Bâti en plan carré, autour d’une cour fermée, son architecture est typique des constructions fortes du bas moyen-âge breton. Son organisation défensive - peu de fenêtres extérieures, échauguettes, fossé et pont levis sur la façade ouest - s’explique par la proximité de la mer, source de dangers, et par l’époque troublée de sa construction (guerres de religion et troubles de la Ligue). Comme tous les manoirs de la région, Bel Air a conservé son colombier et sa fontaine lavoir.
Une légende nomme cet emplacement Kastell Meriadec, l'attribuant ainsi au premier roi de Bretagne Conan Meriadec dès la fin du IVème siècle. Mais rien n'atteste l'authenticité de cette légende, ni, du reste, celle de ce Conan Meriadec qui aurait été l'un des amis du futur empereur Maxime débarquant de Grande Bretagne en 383 pour détrôner l'empereur romain d'Occident Gratien. On sait cependant qu'au XVe siècle une maison noble a précédé le manoir actuel, qui, lui, date de 1599. La façade arrière du manoir est encore protégée par un fossé peu profond au-dessus duquel il est possible qu'un petit pont-levis ait permis d'accéder à la porte centrale. Une cale et un quai garni de quatre canons donnent sur l'anse de la Belle Aire. Ces canons, restaurés par un laboratoire spécialisé de Nantes, proviennent d'une épave, mais il est bien possible que le quai en ait été aussi doté autrefois. 




Nous sommes heureux d’être arrivés au manoir et nous nous  reposons avant l’excellent dîner que nous passerons avec Jean-François et Béatrice. L’occasion de discuter de l’ancien temps et des choses du moment.

Demain nous quitterons les bords de la Manche pour côtoyer les rives de l’Atlantique….

 
Le Manoir de Bel Air 1, rue du moulin de Bel Air Brelès chambre et PdJ 88€ avec dîner 42€ sur place (1 macaron Michelin) 

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