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dimanche 14 avril 2019

Étape 11 : des Rosaires à Treveneuc (24 km) samedi 13 avril 2019

 
 
 
 
Aujourd’hui c’est encore un temps pour la marche même s’il fait froid et que cette sensation sera renforcée parle vent.
 
Le départ a lieu aux mêmes heures, l’étape nous conduit à Treveneuc après Saint-Quay-Portrieux...
 
La grande plage est quasiment vide ce matin, les touristes sortent plus tard.
 
 
 
 
 
Dés fond de la plage, une première montée d’échauffement et le sentier devient quasiment plat. Si cela pouvait durer toute la journée !
 
Le ciel est nébuleux et les couleurs sont chatoyantes.
 
La longue plage des Rosaires est vraiment belle vu du haut de la falaise. 
 
Le secteur en falaise de la zone naturelle s'étend de la plage à la Pointe et l'anse du Petit Havre et est entièrement sur la commune de Pordic. Sur une bonne partie de cette côte, le haut de falaise culmine entre 75 et 85 mètres d'altitude, avec des versants très pentus atteignant un tombant de falaise qui est encore autour des 20 mètres.
 
 Elle est constituée d'une roche très ancienne datant du Briovérien.
Les landes sèches littorales les plus basses et typées sont caractérisées par l'ajonc d'Europe, la bruyère cendrée et le dactyle aggloméré ; les affleurements rocheux non exposés directement aux embruns ne sont pas rares dans ces landes, et dans leurs anfractuosités se développent des micro-pelouses. 
 
Des plantes préforestières s'installent fréquemment dès que la profondeur du sol le permet. Des pelouses plus importantes peuvent se développer et se maintenir localement autour des voies d'accès aux falaises et du sentier littoral. Mais une grande partie de la végétation est cependant composée de fourrés littoraux plus denses et fermés à ajonc d'Europe, prunelliers, ou bien en fougère. Ronciers et autres formations arbustives prenant le relais dans les dépressions des vallons. La biodiversité floristique d'ensemble reste toutefois assez forte.
 
 
 

L'ensemble de ces landes peut abriter un peuplement d'oiseaux caractéristique de ces milieux de la Côte Ouest de la Baie de St-Brieuc. Une importante colonie d'hirondelles de rivage est présente dans la falaise de Tournemine.
 
Nous sommes au-dessus de la plage du Barillet et poursuivons vers le Petit Havre. 
 
 
 
 
Une carte bien colorée indique notre parcours vers Binic. 
 
 
À la pointe de Pordic, nous jetons un dernier regard vers la grande plage et nous projetons vers Binic qui apparaît au loin. 
Par contre nous n’avons pas vu les vestiges du fort de la Pointe de Pordic qui se limitent à une partie des murs, sur une hauteur de 80 centimètres. 
 Le fort comprenait une ou deux batteries, un corps de garde, une poudrière, une ou deux guérites et éventuellement un four à boulets. 
Le corps de garde et la poudrière construits après 1747 sont presque détruits en 1774. En 1792, le corps de garde et la poudrière (dont la capacité est de 1500 à 1800 livres de poudre, de 100 gargousses et de 100 boulets) sont dits en bon état, avec lit de camp et mobilier. Les canons ne sont pas montés sur leurs affûts. En 1795, les deux canons du fort de fort calibre, placés à 20 mètres l'un de l'autre, sont acheminés vers le site et installés sur leur position respective. Il sont complétés par un signal et un four à boulets. Leur service est assuré par huit canonniers. Il s'élève à quinze au début de la guerre, mais l'effectif restera par la suite limité à cinq ou six hommes. Un mât ou signal permet de communiquer des messages avec les forts du Roselier, vers l'Est, et d'Etables vers l'Ouest (la Pointe de la Rognouse). La construction d'un four à boulets est commencé en 1794. Le fort figure encore sur un inventaire de 1810, avant d'être déclassé en 1841. 
Puis c’est la descente vers le Petit Havre.
Le Petit Havre est abrité par les langues de roches schisteuses, il accueille une plage de galets. Cette crique est un véritable coin de paradis pour tous les adeptes de la tranquillité et de la pêche à pied. Mais après être descendus il faut remonter !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De la pointe de Bréhin, un magnifique panorama mène jusqu’à l'entrée du port de Binic. La vue se mérite car le sentier côtier ici se confond avec les petits enrochements sur la crête.
 À l’approche de Binic nous traversons le site «des Bernains», accessible par le sentier des douaniers. C’est un lieu de découverte original dans un cadre de pleine nature.  Occupé dès le néolithique Les Bernains ont vu se succéder différentes populations, de l’époque gallo-romaine au haut Moyen-Âge, ce qui aujourd’hui en fait l’un des rares sites de ce type qui existe en Bretagne. Cet espace naturel offre un domaine de promenade sur près de 12 hectares en pleine nature. 
 
 
 
 
 
Petit village médiéval, Binic grandit jusqu’à devenir l’un des plus importants ports de pêche français, reconnu premier port français de grande pêche à Terre-Neuve pour la morue. Dans les années 70, le port connut la belle aventure de la pêche à la coquille.
 
 Les campagnes des terre-neuvas lui assurait ce rang. Sur le quai Jean Bart, de belles maisons d’armateurs du XVIIIème siècle, en granit et schiste, témoignent de cette prospère activité. 
 
 
Nous profitons d’un banc présidé la passerelle pour casse-croûter, puis nous repartons comme ce matin par une première partie à plat jusqu’au port.
 
Puis une belle montée jusqu’à un céanothe spécial LouLou.
 
 
Le parcours est agréable avec ce beau temps.
 
Ce jardin aménagé est le résultat d’un paysagiste qui a eu mains libres pour laisser cours à l’expression de sa fantaisie.
 
  Les plages de Binic sont appréciées pour leur beauté et leur tranquillité. L’avant-port, bordée de rochers se trouve le long du sentier des douaniers et la plage du Corps de Garde offre un décor plus sauvage et est plus difficile d’accès. 
 
 
La plage du Corps de Garde est la plage la plus au nord de Binic, et la plus sauvage de la station balnéaire. Elle est faite de sable et de galets et est située avec les pointes de la Rognouze et de Trouquetet. Entourée par le sentier du littoral  et de hautes falaises, l’environnement est totalement préservé.  
 
 
 
Pointe du Trouquetet ou pointe du Corps de Garde Le sentier des douaniers, avance en travelling le long de la côte. Il ouvre de larges panoramas sur l’estran et la baie de  Saint-Brieuc.  La mer et la lande parfument les balades. 
 
Arrivés à hauteur du Vau Chaperon nous arrivons au scandale du chemin des douaniers, bien loin devant le centre hélio-marin d’hier. C’est incroyable que des élus depuis 1976 aient  laissé une telle caricature de l’accès au littoral. 
Pour commencer un montée d’escaliers inégaux, glissants et endommagés. Qui est responsable en cas d’accident ?
 
Arrivés au sommet, il reste un agréable passage où il est difficile de se croiser avec une vue d’un côté sur des tôles et de l’autre un filet vert.... 
 
Et enfin une belle descente en commençant par un panneau « voie sans issue » et de multiples « propriété(s) privée(s) ».
 
Une maison qui n’est pas concernée au sommet de la rue.
 
 
En regardant en arrière, il est possible de passer mais les propriétaires seraient gênés par les randonneurs qu’ils ne veulent voir... Si l’association des Chemins de ronde 22 est créée un jour, je serai volontairement un membre actif....
Entre 1890 et 1900, Oscar Legris, un industriel versaillais, fait construire à proximité de la plage des Godelins dix-huit villas qui portent toutes des noms de femme :Etables-sur-Mer a conservé de belles villas Belle Epoque. Construites par l’industriel Versaillais, Oscar Legris, chacune d’elles porte un prénom féminin dont l’initiale respecte l’ordre alphabétique. 
 
Nous sommes arrivés à la plage des Roches Brunes...
La plage du Moulin fait partie des belles plages de la Bretagne. Située à deux pas des plages de Saint-Quay-Portrieux, elle offre un cadre agréable en pleine nature avec de nombreux équipements.
A l'extrémité de celle-ci, la dernière Pointe, barrant les plages au nord et abritant le parc départemental du même nom, forme la limite avec Saint-Quay Portrieux dont les installations portuaires s'élancent profondément vers le large.
 
L’arrivée à Saint-Quay est des plus agréables 
 
 
Un architecte marin entreprend une drôle de construction 
 
 
Nous n’avons pas aperçuau large le phare du Grand Léjon qui se situe en mer à 9 milles (environ 16,5 kilomètres ) au nord-est-est de Saint-Quay-Portrieux ? La tourelle initiale a été rehaussée à 23,40 mètres. Deux chambres, un magasin et une salle de veille sont empilés dans ce tronc de cône.  Après la dernière guerre mondiale, afin d’augmenter sa visibilité, le phare est peint de bandes rouges et noires puis rouges et blanches en 1960.
 
Saint Quay Portrieux
 Saint-Quay-Portrieux, en breton Sant-Ke-Porzh-Olued, est un endroit prisé pour son port qui accueille bateaux de pêche et de plaisance pendant la saison estivale. Elle attire de nombreux visiteurs au mois d’avril pendant la fête de la Coquille Saint-Jacques, une des spécialités de la baie de Saint-Brieuc. Ils aiment aussi se balader dans le village à la découverte du calvaire de la rue Louais, classé monument historique et datant du XVème siècle ainsi que de la chapelle Sainte-Anne mais c’est la fontaine miraculeuse de Saint-Quay qui est la star du coin grâce à ses vertus pour la guérison des blessures.
 
Nous poursuivons notre route en accès direct à Treveneuc.
Anse de Saint-Marc C'est le port le moins important de la côte du Goëlo. Une digue surélevée datant de la fin du XIXème siècle, fut édifiée entre le rocher isolé du Châtelet et la côte rocheuse, afin de protéger ce port des vents et de la houle d'ouest. Un chemin vicinal desservait en 1882 le port pour le transport des amendements marins. Le port abritait une quinzaine de petits bateaux sabliers et de pêche à la fin du XIXème siècle et seulement 5 canots.
 
 
 
La chapelle Saint-Marc fut presqu'entièrement reconstruite en 1715 et profondément modifiée de 1781 à 1786 (condamnation de la fenêtre du grand autel, ouverture du chevet de deux fenêtres latérales, réfection de l'autel Saint-Marc). L'analyse architecturale suggère cependant une construction du XVème siècle, remaniée aux XVIIème et XVIIIème siècles, une restauration est intervenue à la fin du XXème siècle. Cette chapelle votive est dédiée aux marins et au saint protecteur de Venise. Les trois pèlerinages anciens les plus importants d´Europe étaient se rendre à Saint Pierre de Rome, Saint Marc de Venise et saint Jacques de Compostelle. La tradition locale rapporte que la chapelle aurait été édifiée par les marins d´un bateau vénitien qui, en difficulté près des côtes, invoquant leur saint patron, aurait trouvé le salut en s´abritant dans le petit port naturel de saint Marc. Cette version est possible, car depuis le XIème siècle, les routes commerciales maritimes des Vénitiens longeaient les côtes bretonnes pour remonter vers Londres et Bruges.
 
Un cyprès de Lambert tout proche est remarquable par sa circonférence de 7,2 mètres mais également par sa silhouette peu commune. Du fût trapu, de nombreuses branches se sont effondrées et marcottées au niveau de leur point de rupture. Cet enchevêtrement de pseudo-marcottes donne à l’arbre une envergure et un port peu communs.
 
 
 
Tréveneuc (Treveneg en Breton) est un petit village dont la commune s'étend sur 6,7 km² et compte 800 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2005.
 
Le Port Goret :   « Gored » vient d’un mot breton signifiant pêcherie avec barrage. Le droit de goretterie fut accordé aux seigneurs du Goelo par les moines de l’abbaye de Beauport à port Goret (mode de capture du poisson coincé à marée descendante). Les vestiges du barrage sont encore visibles.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Nous sommes tout proche de la pointe du Bec de Vir offre un panorama sur le sémaphore de Saint-Quay, les îles, la Ronde et la Large, de la pointe de Minard au cap Fréhel.
 
 
 
 
L’accueil à l’ANAS est parfait malgré un loupé sur la réservation. Nous gagnons notre bungalow au bout du centre et nous mangeons ce que nous avons transporté depuis Saint-Quay. 
 
 
  Demain c’est une longue étape vers Paimpol, la dernière pour Woodé.
 
Voici le résumé de l’étape en vidéo :
 
 

samedi 13 avril 2019

Étape 10 : d’Hillion à la Plage des Rosaires (23 km) vendredi 12 avril 2019

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Journée spéciale aujourd’hui : nous ne serons plus que trois ! Le petit LouLou nous quitte pour retrouver sa Provence sous la pluie alors que nous allons marcher sous le soleil avec un fond de l’air certes frais...
 
Apres la cruelle scène de la separation, nous engageons notre marche du jour en gagnant le rivage en passant devant le lavoir de Fontreven qui est aussi une fontaine.
 
Nous n’avons pas vu le colombier d’Hillion, construit au XVème siècle, l'un des seuls témoignages de la puissante seigneurie du Clos-Guéguen. D’un diamètre extérieur de 7 mètres, d’une hauteur sous lanterneau d’environ 6 mètres, il est construit en granite, couvert d'une coupole en pierre dont le jour central est sommé d'un toit conique. Epi de faîtage en terre cuite. La porte est feuillurée et il comprend 584 boulins pour accueillir les pigeons.
 
 
Une fois au bord du rivage, nous arrivons tout proche d’Yffiniac, le village de Bernard Hinault 
 
Ses origines remontent à la période gallo-romaine. Des objets tels qu'une épée gauloise, des monnaies, une statuette témoignent de l'occupation du territoire par les Celtes et les Romains. C'est à cette époque que l'existence d'un port est confirmée par la découverte de boucles de fer destinées à retenir les navires au moyen de câbles. Considérant que le port se situe sur les limites du pays des Curiosolites (capitale : Corseul), ces vainqueurs des Gaules l'auraient appelé Fines, mot latin signifiant confins, frontières, limites. Habituellement la limite entre deux territoires. 
 
Plus tard, le nom de la commune devient Ad Finiac puis Yffiniac.
La tradition orale traduit Yffiniac par ici finit l'eau ; hic finit aquam en latin, certainement parce que la localité est implantée au fond d'une baie où se rejoignent deux cours d'eau, le Camoy et l'Urne. Il se trouvait jadis au confluent le moulin de la grève.
 
Une ancêtre de Bernard Hinault dans son costume d’apparat...
 
 
 
 
L’anse d´Yffiniac, recouvrant 700 hectares de vase, de sable, de prés-salés (100 hectares), entre la pointe de Cesson à l´ouest et la pointe des Guettes à l´est. Le fond de la Baie, comme il est appelé, est formé aujourd’hui des trois communes voisines de Hillion, Yffiniac et Langueux. L’endroit, un des principaux sites d’hivernage en Bretagne pour les oiseaux, fait également partie du réseau Natura 2000. Le marais d’Yffiniac est après la baie du Mont-Saint-Michel le plus vaste ensemble de prés-salés de la côte Nord Armoricaine. Ce marais est constitué d’associations typiques des prés-salés de fond d’anse révélant une zone caractéristique.  Tous les habitats de végétation du pré-salé :
 
  •  la haute-slikke caractérisée par des communautés à salicornes annuelles 
  •  le bas-schorre dans lequel la spartine pénètre  
  • le schorre présente des communautés végétales variées, depuis sa base caractérisée par la présence de la salicorne vivace et la puccinellie maritime, 
  • le schorre moyen où domine l’obione en association avec son algue rouge.
Et à marée basse, ne reste en eau que l’étier des fleuves en l’occurrence de l’Urne qui a creusé son lit dans une vallée sinueuse jusqu'à la baie, au coeur de la réserve naturelle. 
 
 
 
 
 
 
La marche s’effectue sur un sentier avec sous-bois, puis sur un chemin dégagé dont la longueur de 1500 mètres et notre avancée est signalée tous les cent mètres par un repère au sol. Nous pensons arriver au village en face, il n’en est rien, le chemin tourne et s’éloigne....
 
Nous montons ensuite sur la digue pour continuer notre parcours à l’envers de la direction souhaitée. Enfin, nous arrivons sur la route et un pont... c’est à ce moment là que passe LouLou dans son taxi. Coïncidence car le GR34 s’écarte aussi sec de la route après le pont.
 
Nous finissons par arriver sur la route côtière et allons pouvoir enfin prendre un cap vers le nord. La piste piétonne est large et rectiligne et surtout plate, les kilomètres tombent...
 
Cependant, la monotonie du parcours est compensée par une halte récréative.
 
 
 
Nous arrivons au Bout-de-Ville L'ancienne briqueterie de Saint-Ilan est devenu un musée consacré à l'histoire de la baie. Trois thèmes sont abordés dans ce musée : la briqueterie, le maraichage et les Chemins de fer des Côtes-du-Nord.
 
 
 
 
L'Association des chemins de fer des Côtes-du-Nord occupe une partie du terrain. Les bénévoles ont reposé de la voie et restauré du matériel ferroviaire historique. Pendant l'été, il est possible d'emprunter ce petit train touristique unique en Bretagne pour un petit parcours dans le Parc de Boutdeville  ou de navettes ...
 
La visite du parc et du musée ferroviaire à ciel ouvert est libre. Dans les années 1930, à son apogée, le réseau de voies métriques du département des Côtes-du-Nord était le plus important de France : 452 kilomètres de voies ferrées. 
 
Nous poursuivons notre parcours rectiligne le long de la grève des Courses Les premières courses hippiques furent organisées les 14 et 15 juin 1807 sur les grèves de Cesson et Langueux, premières courses  dans les Côtes-du-Nord. Au fil des ans, les courses de St-Brieuc devinrent une véritable institution drainant des milliers de spectateurs. Jusqu'en 1811, le public se réjouit de la domination des bidets bretons. Le bidet breton est un petit cheval qui mesure de 1,30 à 1,45 mètre au garrot. Il se caractérise par sa capacité à se déplacer à l'amble. Résistant, docile, courageux, facile à nourrir et rustique, c’est le seul cheval à être revenu de la campagne de Russie. Dans les années 1960, après l'arrêt des courses, le site est devenu une décharge.... 
Nous empruntons une voie dangereuse bien signalée ! C’est la fin du plat.
 
 
 
Le sentier revient en bord de mer, passe les pointes de Gourien  et de Cesson. 
Cette dernière pointe a vu se développer de petites constructions littorales à l'époque des premières congés payées, empiétant parfois sur le domaine public maritime. L'Etat souhaite aujourd'hui en détruire certaines au nom de la loi littoral. Les gardiens de l'histoire et des traditions se battent pour maintenir ces cabanons dont la vocation a quand même changé puisque certains semblent habités à l'année ou presque avec les problèmes de salubrité assainissement notamment qui se posent.
Le chemin monte...
 
Après la Pointe de Cesson le chemin entre en sous bois et monte et descend puis monte... Enfin une petite trouée dans la ramure, c’est la pause pour faire un vol du drone pour voir le paysayà l’entour et la Tour de Cesson. Elle est située à trois cents mètres de la pointe du promontoire de Cesson, elle est aujourd’hui en ruine.. Entre la Tour et la pointe, la falaise abrupte et haute de soixante-deux mètres semble vers le Nord et l’Est défier l’escalade ; par contre, vers le Sud, le terrain s’incline par une pente assez douce vers les grèves de Langueux, d’Yffiniac et d’Hillion
Elle fut édifiée en 1395 sur ordre du duc de Bretagne Jean IV de Montfort. Construite à près de 70 mètres de hauteur sur un éperon rocheux dominant la baie, la Tour de Cesson est un site historique et archéologique. 
Cet emplacement stratégique est choisi afin de protéger l'embouchure du Gouët et la ville de Saint-Brieuc des attaques des pirates et d'éventuels agresseurs. D'ailleurs, différents vestiges, monnaies, ruines, fondations témoignent de l'occupation de ce lieu, notamment par les romains ou encore les vikings. La tour permet aussi au Duc de surveiller le trafic commercial maritime. La tour a été occupée par Olivier de Clisson tandis que le duc Jean IV la réclamait au connétable, à la suite du traité de 1388. La tour faisait une hauteur d'environ 70 mètres et comptait quatre étages. Ses murs avaient une épaisseur d'environ trois mètres. La plate-forme située à son sommet était dotée de mâchicoulis. 
Au début du XVIIème siècle, il est demandé à ce que la tour soit complètement détruite. Mais la ville de Saint-Brieuc s’y oppose car celle-ci sert de repère pour les navires arrivant au port. La tour de Cesson, bien qu’en partie détruite a donc su garder son importance. 
 
Nous finissons notre descente en arrivant sur la vieille voie ferrée.
 
Puis nous arrivons dans les vastes chantiers navals de Saint-Brieuc.
 
Nous sommes bloqués à hauteur du pont tournant par le passage du même voilier que nous avions vu à l’écluse. C’est la pause casse-croûte en attendant l’ouverture du pont. Tout cela pour franchir le Gouët  (Ar Goued en breton), fleuve côtier long de 47 kilomètres et qui traverse les villes de Quintin, Saint-Brieuc et Plérin.
Traversé par Le Gouët qui se jette dans la mer à son embouchure, le Légué tire son nom d'un gué existant au lieu de l'ancien port appelé Favigo et servant de point de communication entre Saint-Brieuc et Plérin. 
 
 
 
Saint Brieuc est proche mais nous en passerons pas en ville…. 
 
Pour compenser voici une Briochaine...
 
 
 
 
 
Le parcours le long du quai est plat, jusqu’à arriver vers le phare. L’accès au rivage est interdit à cause des algues vertes.
 
C’est finit pour le plat aujourd’hui avant la dernière plage. Il nous faut grimper dans un milieu urbanisé où l’on continu à construire. 
 
 
Le chemin redescend vers la plage de Saint-Laurent,  une très longue plage de plus d'un kilomètre. ) à hauteur des Nouëlles pour arriver au  Port-Aurèle, le tout premier port de Saint-Brieuc, du nom de l’empereur romain Aurèle. 
 
C’est le scandale de la jour avec le tour du centre hélio-marin : après une forte montée le long de la route les randonneurs sont confinés dans un corridor... Qui a accordé ce permis de construire en ayant écrit : vu la loi du 31 décembre 1976....
 
La montée vers la pointe du Roselier permet de voir un bel arbre....
 
Et d’observer le chemin parcouru le long de la plage Saint-Laurent. 
 
 
 
La Pointe du Roselier est dotée d’une vue imprenable sur la baie de Saint-Brieuc. Ses falaises escarpées en ont fait un éperon barré de l’âge de fer. La vue vers le passé
 
La vue vers le futur
 
 
 
L’ensemble défensif de la pointe du Roselier comprenait le corps de garde, l'ancienne guérite des douaniers disparue, le fort ou caserne et le four à boulets
 
Le four à boulets est l’un des deux ultimes témoignages des défenses littorales de la Pointe du Roselier. 
 
Le site a bien entendu été défendu par les allemands par des blockhaus de la Seconde Guerre mondiale. On y voit aussi une stèle dédiée aux péris et disparus en mer...
 
 
Le corps de garde un peu plus loin est sur le sentier et déserté des touristes.
 
 
 
Avec le soleil, les couleurs éclatent et notre parcours plus guilleret. 
 
Les paysages ressemblent à ceux de la côte californienne.
 
 À 500 mètres au large, un promontoire rocheux surmonté d’une croix blanche se distingue : c’est le Rocher Martin. Il sert d’amer aux bateaux. Découvert à marée basse, un tombolo, flèche de sable résultant des courants marins, relie le rocher à la plage.
 
 
Martin Plage : à Plérin, plusieurs villas gallo-romaines ont été recensées. Près de la grève, sur une voie romaine, l’établissement thermal de Port Aurelle, fouillé en 1851, se distingue par son ampleur et ses murs agencés en opus piscatum (moellons disposés en arête de poisson). De l’autre côté, en contrebas du vallon encaissé et boisé du Bachelet, la petite plage familiale de Martin, aussi appelée Martin-Plage, étale ses galets. 
 
 
 
 
Un peu plus loin vers l'ouest,  la pointe des Tablettes mérite, elle aussi, un détour. C’est la dernière difficulté de la journée. 
 
Car la vue, notamment à marée haute et avec un peu de soleil, est somptueuse. Quand on est face à la mer, à droite, on domine l'anse de Martin plage. Et sa croix blanche, plantée dans les rochers et entourée du bleu de la mer, donne un petit côté méditerranéen au paysage. Une impression renforcée par le pin maritime, accroché sur la pointe des Tablettes, qui fait face à l'horizon. À gauche, on surplombe les quelques 3 kilomètres de sable fin de la plage des Rosaires et de la plage de Tournemine.
 
 
 
 
 
Après une longue descente nous arrivons enfin sur la plage des Rosaires, grande plage de sable fin qui s’étend sur plus de 2 kilomètres.
 
 
 
 
Un petit signe pour LouLou : 
 
 Le résumé de l’étape sur Viméo :
 
  •   
  • B&B Ker Lubec 13 Avenue d'Armorique, 22190 Plérin
  • Air BnB