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samedi 11 mai 2024

Étape 12 : de Hôpital-Camfrout à Landévennec (30 km) vendredi 10 mai

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Comme nous sommes rentrés à Brest hier. C’est en taxi que nous revenons au départ 

Hôpital-Camfrout   L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, a été commencée en 1490, c'était une simple chapelle de la paroisse d'Hanvec. Le porche sud date de 1611, la sacristie et le transept de 1634 et en 1821, elle devint église paroissiale. Elle contient une très belle statuaire ; les sablières du chœur portent les blasons des ducs de Bretagne, des vicomtes du Faou et des seigneurs de Rosmorduc ; une statue en pierre polychrome de sainte Barbe, classée monument historique et fut sculptée en 1511 à la demande de Jehan du Vieux-Châtel, dernier abbé commanditaire de Landévennec. Une statue de saint Jean-Baptiste en bois polychrome a été faite par le même sculpteur. Un ensemble des trois statues en bois polychrome (dite de la crucifixion) dressé en poutre de gloire au centre de l'église et daté de 1678, classé également par les monuments historiques. La façade occidentale entièrement en pierre de kersanton, de style Renaissance, est remarquable par la qualité et la finesse de ses sculptures. Une porte des lépreux date de 1736. Six vitraux ont été installés en 1955 par le maître-verrier parisien Auguste Labouret.
 
 

 
Plan du Faou
 
 
 
Le Faou 
Après avoir traversé le pont sur la rivière du Faou, nous nous dirigeons vers l'église Saint Sauveur qui fut fondée par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ; l'édifice fut reconstruit en 1544 et en 1680, au fin clocher en dôme du style Renaissance, et faisant face au port. Sa courte nef contraste avec un large transept double. Le clocher, très élevé, date de 1629, le porche porte les dates de 1593 et 1613 et a conservé ses statues de bois des douze apôtres, le chevet (de style Beaumanoir) date de 1680. 



Le maître-autel et les deux confessionnaux datent du XVIIème siècle ainsi que les fonts baptismaux : la cuve baptismale aux serpents est unique en Bretagne par la richesse de sa sculpture. De nombreuses statues ornent l'église dont celles de Notre-Dame de Pitié, deux Vierges-Mères, saint Herbot, saint Yves, saint Éloi, sainte Barbe, etc.
Pour agrandir le cimetière et la sacristie sud (reconstruite en 1877), Magdeleine de Launay et Olivier Le Goff, sieur et dame de Penayeun donnèrent, en 1677, une vieille mazière et le terrain jouxtant le chevet de l’église. L'ossuaire a été détruit vers 1880 pour permettre l'élargissement de la route qui était alors la route nationale allant de Landerneau à Nantes via Quimper.
On remarque aussi, comme pour plusieurs édifices du Finistère, l’utilisation de la pierre jaune de Logonna avec ses veinures brunes sur fond ocre, ainsi que la pierre sombre de Kersanton pour les sculptures principalement.
Les vitraux de l'église ont disparu, y compris les vitraux implantés par les peintes vitriers Saluden de Landerneau dans la décennie 1930, détruits par le vandalisme. L'un d'entre eux représentait « Saint Jaoua évangélise le pays du Faou » .
 




 
Le Faou possède la plus grande densité de maisons en pan de bois du département. Ainsi 23 maisons sont protégées et une classée. La rue principale est bordée de maisons bâties de schiste et de granite, à encorbellement, datant du XVIème siècle. Occulté par des parements d'ardoise après la Révolution, le colombage du premier étage et du comble est garni de quenouille, petite pièce de bois maintenant un remplissage en torchis. Le colombage en croix de Saint-André répétées empêche la façade de « rouler ». Bien que ce mode de construction ait été interdit après 1561 à cause des risques d'incendie, la plupart des maisons de ce type, bâties au Faou, datent de la fin du XVIème et début du XVIIème siècle. La maison située 2, rue de Rosnoën appartint aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et fut un temps fin XIIème siècle une aumônerie. 

 
 
 
 
 
Kergadalen 
 


 
 

 Encore loin du pont nous faisons une pause méridienne bien méritée !


Le pont de Térenez enjambe l'Aulne entre Argol et Rosnoën sur la route départementale 791 qui relie Crozon au Faou. Il est considéré comme un élément essentiel de désenclavement pour la presqu'île de Crozon. Jadis, la traversée de l'Aulne se faisait par bacs afin d'assurer la continuité de la route nationale. Les accidents étaient très nombreux, notamment les jours de foire en raison d'un bac à fond plat, peu manœuvrable, qui était emporté par le courant des marées et chavirait souvent. L'Aulne engloutissait les hommes, les chevaux et les marchandises.
 
 



 
 
 
 
 Le moulin à marée du Folgoat appartenait à l'abbaye de Landévennec. La population des deux rives de l'Aulne venait en barque porter les sacs de grain jusqu'à la cale du moulin. Le moulin datait du début du XVIème siècle et était loué par les moines à un meunier.
Le principe du moulin à marée est de remplir une réserve à eau grâce à la marée montante et de la turbiner à marée basse pour profiter de la hauteur de chute. Ainsi, le débit d'eau est puissant et entraîne une roue dont la rotation est transmise aux meules.
En 1791, le moulin à marée est vendu comme bien national à un exploitant privé.
En 1934, la famille Le Doaré achète le moulin qui est détruit par un incendie en 1956.
A cette époque les farines sont transportées pour l'essentiel par voie maritime.
Il ne reste que quelques vestiges du moulin à marée qui est du domaine privé mais le cadre boisé et fluvial est chaleureux et représente parfaitement l'univers de l'Aulne Maritime. 
 


 
La fontaine de la Chapelle se trouve sur le chemin 200 mètres avant d’y arriver. Située à environ 5 kilomètres du bourg de Landévennec, la chapelle Notre-Dame du Folgoat fût édifiée en 1645 à l'initiative de Pierre Tanguy, abbé de Landévennec. Elle perpétue le souvenir de Salaün, cet ermite qui vivait dans la forêt toute proche au milieu du XIVème siècle, priant sans cesse la Vierge, ne sortant des bois que pour quémander quelque nourriture. « Ar Fol »  (l'insensé) disait-on. Quand Salaün mourut, on l'enterra sur le lieu même et là commença l'histoire miraculeuse du Folgoat : un lys portant en sa fleur l'inscription « Ave Maria » poussa, prenant racines dans la bouche même de l'ermite. Jean de Langoueznou, abbé de Landévennec, fût appelé pour constater le miracle. On construisit immédiatement une première chapelle... La chapelle actuelle aurait pu elle aussi disparaître si municipalité et paroisse ne s'étaient pas mobilisées en 1967 pour y réaliser d'importants travaux. Quant au magnifique bénitier extérieur qui prétend à une certaine ancienneté par sa patine trompeuse, ne vous y méprenez pas, il date de cette restauration de 1967.
La fontaine de la chapelle est à 10 mètres du ruisseau qui va se jeter dans la retenue du moulin. Une telle source assurait une eau claire permanente bien que fournissant un filet d'eau. Le ruisseau quant à lui pouvait avoir un débit très variable en fonction de la pluviométrie et contenir des impuretés que la population redoutait. La fontaine de la chapelle du Folgoat à Landevennec n’est pas la seule. 
 

 
Landevennec Il s'agit d'un lieu lié à saint Guénolé, célèbre saint breton. lann signifie "sanctuaire" ; la deuxième partie est basé sur To-Winnoc, forme secondaire de Guénolé, en vieux breton Winwaloe. Landévennec devint un centre d'échange et de communication par l'importance de son abbaye.
 
 
 
Depuis le belvédère, à l'entrée du village, la vue est imprenable sur le cimetière de navires (le croiseurColbert, jadis destiné à la lutte anti-aérienne, y séjourna longtemps avant d'être démantelé). Depuis 2007, le lieu fait revivre le souvenir de l'ancienne station navale, quand Landévennec accueillait les bateaux de la Marine en réserve.
 
 
 

 
 
 
L’abbaye de Saint Guénolé À l'extrémité de la rue qui traverse le bourg, on trouve une croix de pierre et un peu au-delà l'entrée de l'ancienne abbaye. Celle-ci a été fondée au Vème siècle par saint Guénolé et détruite sous la Révolution. Il reste la chapelle ruinée, le portail roman, des fûts de colonnes, le pourtour du chœur et trois chapelles rayonnantes dont l'une servait à l'inhumation des abbés.
À l'abside, se trouve le tombeau du saint fondateur ainsi qu'une petite source, qui fut elle-même une des raisons qui incita le saint à se fixer en ce lieu. La crypte funéraire du roi Gradlon n'est plus qu'un trou béant. Au centre de l'abside, au milieu d'une végétation abondante, la statue de saint Corentin en granite, avec à sa base, les armes de Tanguy du Vieux-Chastel, dernier abbé de Landévennec. Statue couchée autrefois sur le tombeau de saint Guénolé, fragments lapidaires avec armoiries d'abbés et la devise des bénédictins sur un écusson. Des meules ferrugineuses sont les restes de fonderies établies par les moines.

En 1636, l’abbaye entre dans la Congrégation bénédictine de Saint-Maur. Ce sera pour elle une époque de restauration matérielle et spirituelle. Puis, c’est à nouveau le déclin et, en 1789, la fermeture du monastère bientôt vendu comme bien national.

 

Il faudra attendre presque un siècle pour qu’à nouveau une communauté monastique masculine s’installe en Finistère. Il s’agit de la fondation en 1878 par l’abbaye de la Pierre-qui-Vire du monastère de Kerbénéat près de Landerneau. Cette communauté monastique aux débuts prometteurs sera décimée par un exil de quinze années au pays de Galles au moment des lois d’expulsions (1903). Si bien que, lorsque la vie monastique reprend à Kerbénéat en 1922, il ne reste plus que quelques moines qui toutefois, soutenus par la congrégation à laquelle ils appartiennent, réussissent à reprendre le flambeau jusqu’à ce qu’éclate la Seconde Guerre mondiale qui voit le monastère occupé par les allemands et plusieurs moines prisonniers en Allemagne jusqu’à leur libération en 1945.

 

Mais, au sortir de la guerre, à Kerbénéat, les vocations affluent et le rêve un temps caressé dans l’entre-deux-guerres  de relever Landévennec peut prendre forme. En Août 1950, la décision est prise de racheter Landévennec, en 1953 est posée la première pierre du futur monastère et en 1958 il est inauguré en présence de tous les évêques de Bretagne et d’une foule nombreuse heureuse de voir revivre le vieux Lan de saint Guénolé.

 
Pour vous donner une idée de la beauté du site, voici une photo de Vincent Mouchel, Ouest-France tirée de l’article « Quatorze images à couper le souffle du Finistère ».
 
Kty et Loulou nous ont rejoint. Aucune possibilité  de restauration sur place vous retournons au pont pour profiter de la vue et du restaurant .   



 
 
 
 
 
  • Le Saint Patrick 16 Rue Saint-Guénolé, 29560 Landévennec B&B 58€ mais toilettes et douches communes et DP 93€ Ouvert de début Avril à fin Septembre
  • dîner à l’Awen Kafe et visite des espaces Breizh Odyssée
 

vendredi 10 mai 2024

Étape 11 : de Brest à Daoulas (25 km) jeudi 9 mai 2024

 
 
 
 
 
 
 
 La plage du Moulin Blanc de Brest est une grande étendue de sable s'étendant du port de plaisance jusqu'au Pont de Plougastel. A trois minutes à pied se trouve aussi le centre nautique, l'aquarium marin Océanopolis, de renommée européenne. Il faut dire que la rade de Brest en fait un formidable spot pour la voile mais aussi la planche, le windsurf, le kitesurf, ou, plus tranquille, le kayak de mer. Cette plage est vraiment le royaume de l'eau sous toutes ses déclinaisons.
 

La cantine : le projet de construction d’un hôtel a été contesté surtout à cause de l’abattage de nombreux pins... La tempête qui est passée par là a fait un sérieux éclaircissement…


 
 
Kerieuzou 
 Au bout du chemin, la plage des Sables-Rouges garde la trace du passage de soldats américains, de 1917 à 1918 : Un hôpital avait été construit au nord du hameau de Feunteun-Aon. Près de deux millions de soldats, traumatisés par la guerre, y transitèrent avant d’être rapatriés aux États-Unis. Ce sont leurs boîtes de conserve qui, en rouillant sur la plage, ont donné sa couleur particulière au sable.
 Nous suivons la venelle de Feunteun Aon jusqu'à la fin de l'impasse pour descendre jusqu’à la rive. Le fontaine et le lavoir de Feunteun Aon se trouvent là.
 

 
 
Le Pont Albert Louppe est destiné aux piétons et aux véhicules lents. Depuis ce pont vous pourrez admirer l’Elorn qui sépare le Relecq-Kerhuon et Plougastel Daoulas. Au loin, on peut apercevoir la rade de Brest et la marina du Moulin blanc avec ses mâts. Le pont Albert Louppe franchit l’estuaire de l’Elorn en joignant la presqu’île de Plougastel à la ville de Brest. Conçu par Eugène Freycinet, ce pont de trois arches était au moment de son inauguration en 1930 le plus grand pont du monde en béton armé. 
A cet endroit du Finistère, l’Elorn sépare la Cornouaille (le Sud) du Léon (le Nord), c’est donc un couple de plougastellenn et un couple de léonards sculptés par René Quillivic qui accueillent sur chacune des berges ceux qui franchissent le pont.
 








Ces deux personnages sont des sculptures en granite de Huelgoat ; ce couple est habillé des vêtements traditionnels de Plougastel-Daoulas, première commune de Cornouaille quand on quitte Brest. La femme porte un panier de fraises,  principale récolte de la commune
  
A cet endroit, une fontaine porte une inscription gravée : « ieched mad » veuille dire « à la vôtre », ou « santé » comme quand on trinque. Santé avec de l’eau non potable !
 



 
 
Roc’h Nivelen Plougastel, comme son nom l'indique, aurait été à l'origine un oppidum (situé à Roc'h-Nivelen, le rocher des prêtres en français), Ce lieu fut le premier lieu habité à Plougastel Daoulas. Les Celtes en avaient fait un lieu de défense, naturellement protégé par sa configuration de presqu’ile et son armature de rochers. Un refuge dès le Néolithique aux confins de la Domnonée, peut-être le lieu dénommé Merthyr où, en 874, le roi Salaün, après avoir commis le meurtre d'Erispoë, aurait été tué par Gurwand et Paskweten
 



 Plougastel est restée longtemps très isolée, l'Élorn étant un obstacle à ses relations avec l'évêché de Léon et particulièrement avec Brest : avant la construction du pont Albert-Louppe en 1930, seul un bac permettait de franchir l'estuaire (partant du lieu-dit « Le Passage » pour aboutir à un lieu-dit du même nom situé sur l'actuelle commune du Relecq-Kerhuon).
Plougastel est depuis longtemps renommé pour son agriculture maraîchère, caractéristique de la Ceinture dorée bretonne dont la presqu'île est un prolongement, comme le décrit Victor-Eugène Dumazet en 1893 : « Les gens de Plougastel sont d'infatigables jardiniers et de vaillants marins, des jardiniers surtout. La partie de leur péninsule qui regarde vers le sud, abritée des vents du nord et de l'ouest par les rochers riverains de l'Élorn, baignée par les flots tièdes, jouit d'un climat fort doux ; aussi bien des cultures qui semblent impossibles en Bretagne, y prospèrent-elles. » 
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle, mais ne concernait jusqu'au milieu du XIXème siècle que quelques hameaux. Jusqu'au milieu du XIXème siècle, les fraises se vendaient presque uniquement à Landerneau et à Brest où elles étaient acheminées par les gabares et chaloupes à partir des petits ports de la presqu'île, l'exportation vers l'Angleterre commençant vers 1850 grâce à l'initiative d'une commerçante de Landerneau, suivie ensuite en 1865 par un négociant gascon, puis en 1867 par un commerçant de Roscoff ; ceux-ci venaient acheter les fraises directement chez les producteurs pour les revendre à Paris et à Londres. Le succés est immense on note qu'en 1912, 300 tonnes de fraises sont expédiés en Angleterre.
 
Le calvaire de Plougastel-Daoulas date de 1602 - 1604. Un ex-voto marquant en 1598, la fin de l’épidémie de peste qui venait de décimer un tiers de la population de la presqu’île. 
 Il est haut d'environ 10 mètres. L'octogone qui forme le noyau du soubassement a 1,70 mètre de côté. Il est flanqué de quatre épais contreforts.




 Sur une base en granite jaune de Logonna-Daoulas, 182 statues sculptées dans du kersanton de couleur bleue,  Elles illustrent, en 28 tableaux, des scènes bibliques de la vie du Christ ou des scènes légendaires comme Katel Kollet. 
Katell Kollet aimait le plaisir et les fêtes à la folie ; la danse était sa vie. Le sire de La Roche la fit enfermer dans une tour de son château lui disant qu’elle y resterait jusqu’au jour où elle aurait donné le titre d’époux à l’un de ses nombreux prétendants. Elle s'échappe, avec la complicité de son serviteur, Salaün, et s'enfuit au Pardon de La Martyre. Elle dansa avec lui une gavotte endiablée toute la nuit. Le lendemain, on les découvrit étendus côte à côte, deux corps inanimés ; tous deux jeunes et beaux portaient sur le visage la pâleur de la mort. Un nain noir et hideux les contemplait en ricanant.  Katell désormais appelée Kollet dans les souvenirs populaires ; Kollet, c’est-à-dire perdue ou damnée, à cause de son amour immodéré du plaisir et de la danse...







 Il s'agit d'un des sept grands calvaires de Bretagne.  Un escalier près du contrefort nord-ouest permet d'accéder à la plate-forme centrale où s'installait autrefois le prédicateur.  Comme pour les autres calvaires, il faut lire les scènes de la frise dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, en commençant par l'Annonciation et faire sept fois le tour du calvaire en suivant les étapes de la vie de Jésus en commençant par la frise est qui va de La Vierge de l'Annonciation saint Marc, un lion à ses pieds sur le contrefort. Sur la frose nord, de Jésus en prière au Jardin des Oliviers, saint Jean est endormi à la comparution de Jésus devant Caïphe et Caïphe sur son trône. Puis sur la frise Ouest, d'un évêque et saint Jean avec son aigle; à saint Luc et son symbole : une tête de taureau, sur le contrefort. Et enfin sur la frise sud, La Cène. Elle est représentée par trois groupes de quatre personnages. ainsi que le Lavement des pieds : Jésus est à genoux devant Pierre. Trois groupes constituent la scène. Ils sont onze, Judas a trahi et sur le contrefort, saint Matthieu et son symbole : un ange (on trouve aussi parfois un homme.
Sur la plateforme, depuis L’Ange de l’Annonciation à l’est, le Baptême de Jésus, la Mise au Tombeau, la comparution de Jésus devant un grand prêtre, puis au nord, des soldats armés de fouets jusqu’à Ponce Pilate est sur son trône, à l’ouest Le Diable parle à Jésus jusqu’à Jésus ramène des limbes deux élus. Dans la gueule de l’enfer, se débattent Katell Gollet et trois damnés et sur la face sud, la Montée du Christ au Calvaire.
 Sur le fût de la croix principale, on peut reconnaitre Le Bon Larron, Dismas, à droite de Jésus, le mauvais Larron, Gismas, à gauche du Christ entre autres mais Jésus sur la Croix et de l'autre côté, L'Homme des Douleurs ou Ecce Homo. Voici l’homme a dit Ponce Pilate lorsqu'il présenta Jésus à la foule, battu et couronné d'épines.
  
 L’église paroissiale Saint-Pierre, autrefois prieuré dépendant de l'abbaye de Daoulas, datant du XVIIème siècle, mais devenue trop petite, fut détruite en 1870 (le cimetière fut alors déplacé) et remplacée par une église de style néogothique due à l'architecte Joseph Bigot. Celle-ci fut presque entièrement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale par les bombardements américains des 23 et , y compris son magnifique buffet d'orgues et ses fonts baptismaux ; reconstruite hâtivement (son clocher est en béton), elle possède toutefois quelques mobiliers intéressants : une descente de croix et deux retables : le retable de Saint-Pierre et le retable du Rosaire.
 C’est ici que s’arrête notre étape l’hôtel envisagé est fermé pour  « raison administrative ». Après avoir épluché toutes les possibilités, nous décidons de revenir à Brest à notre hôtel.
















 La suite du parcours que nous n’avons pas fait…
La chapelle Notre-Dame de la Fontaine-Blanche est un ancien prieuré construit au XVème siècle, qui dépendait de l'abbaye de Daoulas. D’abord construite en bois, elle fut rasée par les Normands en l’an 913. Elle fût reconstruite au Xème siècle. Sa forme actuelle date du XV siècle. La chapelle a trois autels dus à Jean Davesnes, abbé de Daoulas, et dédiés à Notre-Dame, saint Laurent et sainte Magdeleine. Le tympan de la chapelle, de style flamboyant, porte la devise bretonne des Buzic : Komzit mat ! (Parlez bien !). La chapelle possède un vitrail dénommé "Vitrail des prisonniers" qui fut commandé par les familles des prisonniers de guerre rentrés sains et saufs après la Seconde Guerre mondiale.  On prête à l'eau de sa fontaine comme souvent des vertus guérisseuses : on venait implorer Notre-Dame pour qu'elle fortifiât les enfants rachitiques que l'on trempait à trois reprises dans la fontaine sacrée, ou pour soigner le retard de marche des enfants en leur faisant faire trois fois le tour de la chapelle, deux indications thérapeutiques basées sur l'orthopédie, la capacité de tenir droit. La fontaine à la forme d'un enclos triangulaire autour d'un bassin de 0,80m appuyé sur un massif cubique du XVIIème siècle. Une arche gothique abrite une statue de Vierge à l'Enfant en  kersanton du XVIème siècle. L'enfant tient le globe terrestre de la main gauche et tend la main droite vers la poitrine ou vers le pan de manteau de sa mère. La Vierge est couronnée, elle retient de la main droite le pan gauche de son manteau.
 
 
Kergoff 
 
Dans un cadre de verdure de cinq hectares le Moulin de Kergoff en bordure du Quélenec, offre depuis le XIXème siècle.  L'étang de Kergoff est l’ancien bassin de retenue des eaux du moulin, la nature reprend ses droits, la végétation y envahit ses berges et peu à peu colonise ses eaux. Le ruisseau éponyme s'écoule sur un kilomètre et demi entre le moulin de Kergoff et la mer au Pont Callec.
 
 L'Anse de Penfoul occupe la ria étroite d'un petit ruisseau côtier de la Presqu'île de Plougastel, se jetant dans la Rade de Brest. Elle est constituée d'une vasière se développant de part et d'autre du ruisseau, et s'élargissant au milieu de la zone, puis ne découvrant plus sur son entrée dans la rade. Elle est surmontée régulièrement dans sa partie la plus ouverte par un estran de blocs rocheux où dominent les algues brunes, ou, seulement dans le fond de la ria, par une bande quasi-monospécifique à Spartine à fleurs alternes (Spartina alterniflora). 
 
Un ancien moulin y était installé. Juste après les bâtiments se trouve un lavoir sur la gauche. 
 
 
Kérouant 
 
 
Landrevézen 
 
 La Baie de Lanveur est constituée d'une vaste vasière circulaire, surmontée localement par un estran à gros blocs recouverts d'ascophyllum et fucus au niveau des pointes de Kerloziou et Kerzanton, et principalement par une bande quasi-monospécifique à Spartine à fleurs alternes (Spartina alterniflora) sur pratiquement tout le restant du fond de baie. 
Le pré-salé à obione n'est présent que sur une frange de largeur réduite et localement discontinue. 
La vasière fait l'objet d'une exploitation de pêche aux coquillages par des mareyeurs professionnels.
 
 
Croix de Croas Guénolé 
 
 
Daoulas
L 'ancienne abbaye est aujourd'hui divisée entre une école, un site culturel, une église et son cimetière.
Vers 550 (selon la légende) : création d'un monastère (peut-être d'une église seulement) par le seigneur du Faou dont saint Jaoua aurait été le premier abbé et, après lui, saint Tugen (ou saint Tujan), tous deux patrons de Brasparts. Le monastère est ensuite détruit pendant les invasions vikings.
La tradition rapporte que l'abbaye de Daoulas fut fondée en 1173 par Guyomarch IV de Léon, vicomte de Léon en expiation du meurtre de son frère Hamon, évêque de Léon, et qu'il y mit des chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin. Cette fondation fut approuvée par Geoffroy, évêque de Quimper. Un château préexistant et appartenant au vicomte aurait été transformé en communauté abbatiale. L'Abbé de Daoulas et les religieux jouissaient de puissants et nombreux droits seigneuriaux. l' abbaye Notre-Dame de Daoulas disposait du tiers des revenus du « Passage de Saint-Jean », dit aussi « Passage de Treisguinec » servant pour passer et repasser entre les paroisses de Daoulas, Plougastel et Guipavas sur la rivière et bras de mer.
Les moines augustins de Daoulas furent habiles à jouir de prieurés-cures, c'est-à-dire ayant charge d'âmes, sans être pour autant les véritables pasteurs des paroisses où ces bénéfices étaient situés, percevant les grosses dîmes, ne laissant que les menues et vertes dîmes au curé ou à son vicaire, auxquels ils payaient alors la portion congrue ; ils prélevaient aussi une partie des décimes. Parmi les paroisses concernées : Sizun, et Irvillac, Roscanvel, Rumengol, Plougastel, Plouguin, Coat-Méal...
 
L'abbaye de Daoulas se compose de nos jours des bâtiments suivants :
  • L'église abbatiale est pour l'essentiel ruinée, même si l'église paroissiale actuelle Notre-Dame en a repris certains éléments : des arcades à double cintre de la façade ouest semblent dater du VIIIème siècle, la nef romane et le bas-côté nord sont du XIème siècle ou du XIIème siècle, les enfeus de la sacristie du XVIème siècle. Le chœur et les deux absidioles, ainsi que le bas-côté sud, sont néoromans et datent du XIXème siècle.
  • Le Cloître, qui comprenait 44 piliers, est en partie ruiné, même s'il conserve de beaux restes et une vasque du XIIème siècle, construite à l'époque de l'abbé Guérault (1352-1398), de forme octogonale dont chacun des huit pans offre une ornementation différente : elle se trouve dans le jardin intérieur du cloître. Cette vasque n'a pourtant aucune corrélation stylistique avec le cloître.
  • La chapelle Notre-Dame-des-Fontaines est un simple oratoire déjà cité dans un acte de 1638, remanié en 1880 et restauré en 1986, issu de l'ancien chancel des moines. Deux anciennes stalles, avec sièges à miséricorde, s'y trouvent et proviennent de l'ancienne église gothique ainsi qu'une Vierge à l'Enfant, une statue de sainte Catherine, une autre de saint Thélo chevauchant un cerf...
  • La Fontaine monumentale Notre-Dame-des-Fontaines (Itron-Varia-ar-Feunteun) date dans son état actuel de 1550 (mais une fontaine existait antérieurement) et fut construite par l'abbé Olivier du Chastel; de style gothique, elle forme un rectangle de 6 mètres sur 4 mètres et contient une Vierge à l'Enfant tenant une pomme dans la main, symbole du péché originel. Elle a probablement été édifiée à l'emplacement d'un ancien lieu de culte païen, en particulier druidique comme une très ancienne statue située à proximité semble l'illustrer. Les trois bassins de la fontaine rappellent la Sainte Trinité. Le bassin de la fontaine est surmonté d'une sorte de petite chapelle gothique en pierre de Kersanton, couverte de deux rampants aigus avec clochetons aux quatre angles. Elle fut restaurée au XVIème siècle par l'abbé Olivier du Chastel. Cette fontaine fut par le passé l'objet d'une grande dévotion « qui n'est pas encore entièrement éteinte » écrivait le Ollivier, alors curé de Daoulas. A l'extrémité boisée des jardins de l'abbaye  se voit  une petite fontaine,  citée dans un acte de 1456 sous le nom de Fontaine Notre-Dame, rénovée en 1550 par l'abbé Olivier du Chastel, et restaurée à nouveau vers 1875 par François de  Goësbriant. Elle voisine un oratoire qui a été remanié en 1880. « L'eau de cette fontaine, nous écrit M. Galmiche, passe pour assurer la fécondité des femmes auxquelles il suffit, pour l'obtenir, d'y fixer une croix. Elle prédit aussi aux jeunes gens s'ils se marieront dans l'année ; ils mettent une épingle dans le creux de leur main qu'ils plongent dans la fontaine principale. Si l'épingle flotte et tombe dans l'un des bassins inférieurs, le mariage aura lieu ; dans le cas contraire, il faut attendre. Une petite source qui sort de dessous la fontaine même, opère la guérison des yeux, et la Vierge celle des enfants atteints de la toque ». Au dos, se trouve une inscription : LE : Xe : IOUR : DE : IUNG / LAN : MIL V CENTZ : LTE /  FUT . RENOVELLE CESTE FO[N]TEU[N]E :/ P[AR] M. O. DU CHATEL DOULAS ABBE : «  Le dixième jour de Juin, l'an mil cinq cent cinquante (1550) fut renouvelée cette fontaine par Messire Olivier du Chastel, abbé de Daoulas. » 
  • Un lavoir situé à proximité de la fontaine Notre-Dame-des-Fontaines
  • Un Jardin de plantes médicinales (650 espèces). Le conseil général, après en être devenu propriétaire en 1984, décide de créer un jardin de simples. Il s'agit tout d'abord d'une terrasse consacrée aux plantes médicinales de Bretagne, structuré selon le style des jardins d'abbayes du Moyen Âge et de la Renaissance (plantations en en plates-bandes carrées, bordées de buis). En 1996 avec le passage à une surface de 4 000 m² le jardin est remodelé et étendu avec un jardin des plantes médicinales des cinq continents, des plantes tinctoriales, plantes médicinales en voie de disparition et des plantes médicinales toxiques. A partir de 2015 les 3 hectares du parc clos sont réaménagés dans le cadre du projet de Jardin des Arbres Médicinaux. Il accueille au sein d’un parcours paysager une sélection d’arbres et d’arbustes médicinaux : la diversité des espèces illustre celle des pharmacopées constituées par les sociétés humaines dans leur rapport au corps, à la maladie, en fonction de leurs croyances ou connaissances scientifiques, et selon les ressources offertes par leur environnement.
  • Ub premier calvaire est situé en proximité du cimetière.
  • Un calvaire du XVème siècle, haut de 7,50 mètres, est situé à l’écart place du calvaire. Il est sculpté dans la pierre de kersanton, au dessus d'une base architecturée à pilastres. De bas en haut, nous trouvons le socle à pans coupés, puis le long  fût à pans, portant un croisillon à deux personnages (La Vierge et saint Jean) et enfin  le Crucifix. Sur l’autre face, une Pietà à quatre personnages, la Vierge tenant le corps de son fils étant encadré par saint Jean et par Marie-Madeleine.
Fondé au XIIème siècle, le Moulin du Pont a évolué au fil de l’histoire pour devenir minoterie de 1936 à 1970, date de l’arrêt de sa production. Sa réhabilitation complète a permis de mettre en valeur les machines qui, pour la plupart, ont été conservées. Ainsi, depuis 2005, le Moulin du Pont est devenu un véritable musée technique de la meunerie dont la découverte ludique se fait en famille aux mois de Juillet et Août seulement...
 
 
 
 
 Et voici une Bretonne de cette région en habit du dimanche….
 
 
 
 
 
Comme l’hébergeent est plus loin, on va raccourcir l’étape de demain. 
 
 
 
Hôpital-Camfrout   L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, a été commencée en 1490, c'était une simple chapelle de la paroisse d'Hanvec. Le porche sud date de 1611, la sacristie et le transept de 1634 et en 1821, elle devint église paroissiale. Elle contient une très belle statuaire ; les sablières du chœur portent les blasons des ducs de Bretagne, des vicomtes du Faou et des seigneurs de Rosmorduc ; une statue en pierre polychrome de sainte Barbe, classée monument historique et fut sculptée en 1511 à la demande de Jehan du Vieux-Châtel, dernier abbé commanditaire de Landévennec. Une statue de saint Jean-Baptiste en bois polychrome a été faite par le même sculpteur. Un ensemble des trois statues en bois polychrome (dite de la crucifixion) dressé en poutre de gloire au centre de l'église et daté de 1678, classé également par les monuments historiques. La façade occidentale entièrement en pierre de kersanton, de style Renaissance, est remarquable par la qualité et la finesse de ses sculptures. Une porte des lépreux date de 1736. Six vitraux ont été installés en 1955 par le maître-verrier parisien Auguste Labouret.
 
 
 

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